06.11.2009
CE QUE CHAQUE CHRÉTIEN DOIT SAVOIR SUR LA CROISSANCE SPIRITUELLE
Nous devons à votre sujet, frères, rendre continuellement grâces à Dieu, comme cela est juste, parce que votre foi fait de grands progrès, et que la charité de chacun de vous tous à l'égard des autres augmente de plus en plus." (2 Thessaloniciens 1:3)
Quel grand compliment Paul présente aux chrétiens Thessaloniciens! Voici l’essentiel de ce qu'il disait: "C'est incroyable de voir combien vous avez grandi, tant dans votre foi en Christ et dans votre amour l'un pour l'autre. Partout où je vais, je me vante aux autres à propos de votre croissance spirituelle. Comment je remercie Dieu pour vous! "
Dans ce bref passage, Paul nous donne une image étonnante d'un corps de croyants qui grandissait de plus en plus dans l'unité et l'amour. L'expression grecque que Paul utilise pour "fait de grands progrès" signifie "grandit de plus, par-dessus et au-delà de celle des autres." Individuellement et collectivement, la foi et l'amour des Thessaloniciens surpassaient celles de toutes les autres églises.
Évidemment, ces chrétiens Thessaloniciens n’essayaient pas seulement de s'accrocher à leur foi jusqu’à ce que Jésus retourna. Ils apprenaient, se déplaçaient, faisaient de grands progrès—et leurs vies en témoignaient. Selon Paul, ils étaient le sujet de la conversation de chaque Église en Asie.
Apparemment, les sermons que ces personnes écoutaient les incitaient dans une marche encore plus profonde avec le Christ. Ces sermons faisaient disparaître leurs ambitions de la chair et les faisaient reconnaître le habitudes pas du Christ. Et le Saint-Esprit en eux aidait à détruire toutes les barrières ethniques et la discrimination raciale. Ils apprenaient à inclure toute personne, qu'elle soit riche ou pauvre, éduquée ou non. Et ils offraient le plus grand soin les uns aux autres, s’aimant entre eux.
Si vous vous êtes abreuvés et nourris par la Parole de Dieu, vous devriez avoir une croissance spirituelle continuelle dans votre vie. Ceci devrait se passer automatiquement.
Je ne sais pas si tous ceux de notre congrégation font “de grands progrès,” comme Paul connaissait à l'église de Thessalonique. Pourtant, je crois que c'est vrai pour beaucoup de nos membres. Pourquoi? La prédication consacrée par l'onction de la Parole pure de Dieu produit toujours une croissance. Et l'apôtre Pierre dit que tous ceux qui désirent le lait pur de la Parole connaîtra le progrès.
Paul décrit notre croissance spirituelle comme une œuvre du Saint-Esprit. Il dit que l'Esprit est toujours au travail, nous changant de gloire en gloire. Il renouvelle sans cesse notre esprit, mortifiant notre chair et produisant une pureté de notre être intérieur. Il travaille dans nos cœurs pour repousser la colère, l'amertume, le ressentiment et toute sortes de mal. Et il produit en nous la bonté, la tendresse et le pardon envers chacun. Il nous agrandit dans le Christ—nous enseignant que tout ce que nous disons et faisons sois digne de notre Seigneur!
Paul nous exhorte de plus, “Que chacun donc s'éprouve soi-même…" (1 Corinthiens 11:28) Le mot grec pour s’éprouver ici signifie “examiner, mettre à l'essai." L'apôtre dit: "Mettez-vous à l’épreuve—voyez si vous marchez selon la Parole de Dieu." Nous sommes constamment à nous demander: Est-ce que je change? Suis-je de plus en plus affectueux et compatissant? Est-ce que je traite ma famille et mes amis avec un respect divin? Est-ce que ma conversation devient de plus en plus vertueuse? "
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02.11.2009
La tisane
J’embrassai du regard l’assemblée silencieuse. Une menace planait sur nous, une menace qui ne venait pas seulement de l’endroit où Rugojanu prenait des notes. Je poursuivis :
- Ne vous laissez pas surprendre ! Méditez souvent là-dessus. Faites vôtres en esprit les vertus du Christ et des saints. Le pasteur, qui m’enseigna le premier les vérités chrétiennes et qui mourut pour sa foi, m’avait donné la recette d’une tisane contre la douleur. La voici.
Je leur racontai alors l’histoire d’un médecin des premiers temps du christianisme injustement emprisonné par l’empereur. Après plusieurs semaines d’incarcération, les siens furent autorisés à le voir, et ils se mirent tout d’abord à pleurer. Ses vêtements étaient en logues et on ne lui donnait qu’une tranche de pain et un verre d’eau par jour Sa femme s’étonna pourtant de sa mine.
- Comment se fait-il que vous ayez l’air aussi bien ? On dirait que vous revenez tout juste d’une noce ?
Le médecin répliqua en souriant qu’il avait trouvé un remède convenant à tous les maux et sa famille lui demanda ce que c’était.
Il leur dit :
- C’est une excellente tisane pour tous les maux physiques et moraux. Elle contient sept herbes que je vais vous énumérer.
ü La première s’appelle contentement de son sort : soyez satisfaits de ce que vous avez. Je grelotte peut-être sous mes haillons en rongeant mon croûton, mais comme je serais moins bien si l’empereur m’avait jeté nu dans un cachot sans rien à manger.
ü La seconde herbe est le bon sens. Que je me réjouisse ou m’inquiète, je serais toujours en prison, alors pourquoi me plaindre ?
ü Le troisième est le souvenir des péchés passés : comptez-les et, en supposant que chacun mérite un jour de prison, calculez combien de vies humaines vous passeriez derrière les barreaux. Vous vous en tirez donc à bon compte.
ü La quatrième est la pensée des souffrances que le Christ a supportées avec joie pour nous. Si le seul homme qui pouvait choisir son destin sur la terre a choisi la souffrance, quelle valeur a-t-Il dû lui reconnaître ! Donc, nous nous rendons compte que, supportée avec sérénité et joie, la souffrance rachète.
ü La cinquième herbe est la connaissance que la souffrance nous a été donnée par Dieu comme par un père non pour nous faire du mal mais pour nous purifier et nous sanctifier. La souffrance que nous endurons a pour but de nous purifier et de nous préparer au ciel.
ü La sixième est la connaissance qu’il n’y a pas de souffrance inutile pour un chrétien. Si les plaisirs de la chair sont tout, alors la douleur es la prison mettent fin au but de l’homme dans la vie, mais si l’essentiel de la vie est la vérité, une cellule de prison n’y changera rien. En prison ou à l’extérieur, deux et deux font quatre. La prison ne peut m’empêcher d’aimer ; les barres de fer ne peuvent chasser la foi. Si ces idéaux comblent ma vie, je peux être serein n’importe où.
ü La septième herbe enfin est l’espoir. La roue de la vie peut mettre le médecin de l’empereur en prison, mais elle continue à tourner. Elle peut me placer dans le palais et même me mettre sur le trône.
Je fis une pause. L’église comble était silencieuse.
- Pour ma part, repris-je, j’ai bu des tonneaux de cette tisane et je peux la recommander à tous. Elle s’est révélée excellente.
Extrait du livre de Richard WURMBRAND « mes prisons avec Dieu »
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