30.06.2009
La vielle et la nouvelle croix A.W. Tozer
La nouvelle Croix dit: " Venez prendre ! " Un être humain normalement égoïste, s’il refusait, agirait d’une manière absolument contraire à sa nature. Il est bien clair qu’il se servira de la Croix pour son profit personnel.
La vieille Croix dit : " Venez donner! ", et pour un temps elle passe totalement sous silence ce que l’individu pourra recevoir — à part un baptême dans la mort.
Et pourquoi exige-t-elle autant, la vieille Croix de Golgotha ? Simplement parce que, dès le commencement, Dieu avait résolu que cette vie chrétienne serait fondée sur ce seul principe:la vie nouvelle n’est pas vécue pour soi, mais pour Dieu (II Cor. 5.11).Alors que, dans la pensée de Dieu, la vieille Croix devait être le symbole de la mort et de la séparation de l’ancienne vie héritée d’Adam, le substitut moderne de la Croix n’a pas pour but de mettre le pécheur à mort, mais simplement de donner à sa vie une nouvelle direction.
Elle lui fait emprunter un mode de vie plus moral, plus agréable, et laisse intact son attachement à son moi et à son ambition. A celui qui a une personnalité dominatrice, elle dit : " Viens affirmer ta personnalité au service de Christ! " Au pieux, elle dit : " Viens t’enorgueillir dans le Seigneur ! " A l’amateur d’émotions fortes, elle dit : " Viens goûter aux transes de la communion fraternelle ! " Le message moderne suit le courant du jour, s’adaptant aux goûts et à la mentalité de ses auditeurs.
La vieille Croix n’est pas disposée à faire des marchandages avec le monde. Pour la chair orgueilleuse d’Adam, ce fut la fin du voyage. Elle exécuta la sentence imposée par la loi du Sinaï.
La nouvelle Croix n’est pas opposée à la race humaine; elle est un agréable compagnon, et si on la prend du bon côté, elle est la source de quantité de sains amusements et d’innocents plaisirs. Elle laisse vivre Adam sans intervenir, sa raison de vivre est toujours la même; il continue à aller et venir pour son plaisir; il trouve sa joie maintenant à chanter des petits chœurs et à regarder des films religieux, au lieu de chanter des chansons grossières et de boire beaucoup d’alcool. Le caractère dominant est toujours la recherche du plaisir, bien que les distractions se situent maintenant sur un plan moral, et même intellectuel, plus élevé.
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26.06.2009
« Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés.»
Matthieu 7/1
« Jésus nous interdit absolument de juger les autres. Or le chrétien ordinaire est extrêmement porté à critiquer son prochain.
La critique fait partie des facultés de l’homme. Mais, dans le domaine spirituel, on ne peut rien faire de bon en critiquant.
Notre critique nous affaiblit, et dépouille celui qui en est l’objet. Seul le Saint-Esprit est qualifié pour critiquer, car lui seul peut dénoncer le péché sans blesser ni froisser. Il vous est impossible de trouver la communion avec Dieu si vous avez l’habitude de critiquer. Cette tendance vous rend dur, agressif, cruel, et entretient en vous le sentiment flatteur que vous êtes supérieur. Jésus nous enseigne qu’un disciple doit cultiver l’habitude d’être indulgent. On n’y parvient pas sans peine, ni une fois pour toutes.
Prenez garde à tout ce qui peut vous faire croire que vous êtes un esprit supérieur.
Rien n’échappe au regard pénétrant de Jésus.
Si je vois la paille qui est dans votre œil, c’est que j’ai une poutre dans le mien. Tous les défauts que je vois en vous, Dieu les dénonce en moi. Chaque fois que je juge, je me condamne moi-même. « O homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable ; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses. » Romains 2/1 ; cessons donc de juger les autres.
Il y a toujours chez celui que nous jugeons un point qui nous échappe et qui est peut-être essentiel.
Dieu commence toujours par nous secouer pour nous faire réaliser notre propre misère ; après cela il n’est plus possible de se croire supérieur.
Depuis que j’ai découvert ma propre misère, en dehors de la grâce de Dieu, je ne désespère plus de personne.
²²²
Conseil
Quand tu es tenté de critiquer, d’avoir du ressentiment,
Tourne ton attention sur toi-même, et laisse ton frère tranquille.
Au moment où je suis enclin à critiquer, à avoir du ressentiment contre un frère,
Je dois reconnaître que le péché qui me concerne personnellement,
c’est mon esprit de critique et non la conduite de mon frère, et je dois m’appliquer
à laisser Dieu s’occuper de cela,
jusqu’à ce qu’un esprit d’amour et d’estime ait pris la place,
et que j’honore mon frère au lieu de le juger,
me réjouissant de tout ce qui peut être vu en lui
de l’image de Christ.
Anonyme
« TOUT pour qu’il règne » - Méditations quotidiennes - Oswald Chambers - LBB
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22.06.2009
LA PENSEE Trois péchés souvent ignorés par Gee Donald
Lévitique 5:1
Il n’y a aucun conflit entre les expériences de Pentecôte et les éthiques chrétiennes. Les bénédictions spirituelles ne suppriment jamais la responsabilité concernant la conduite morale.
LE LIVRE du Lévitique est considérablement négligé par beaucoup d’entre nous. Peut-être pensons-nous que son contenu est trop ancien pour les réalités présentes. Ou bien souffrons-nous d’une vue étroite de « la Loi par rapport à la Grâce ». Ou encore, nous allons à ce livre pour y chercher des types. Cependant le Lévitique contient le mot « expiation » 44 fois, et révèle qu’un Dieu saint désire une communion permanente avec Son peuple et pourvoit aux moyens permettant de la réaliser.
Dans le chapitre 5, il est prescrit un sacrifice de culpabilité pour trois offenses spécifiques, correspondant à des principes moraux applicables aujourd’hui comme aux jours de Moïse. Attirer l’attention là-dessus permettra de répondre aux critiques qui nous reprochent de ne pas prêter suffisamment d’attention à ce qui concerne la Morale.
1) LE PECHE DU SILENCE (verset 1)
Il y a un silence qui est coupable si, déclarant ce que nous savons être la
vérité, nous pouvions sauver une âme et une réputation.
Le motif peut être une lâcheté déguisée en prudence. Nous pouvons désirer ne pas être engagé dans une dispute ou même dans une procédure légale, en gardant notre bouche fermée. Si souvent nous avons été avertis du danger de pécher avec nos lèvres, car la langue est :
« … le monde de l’iniquité » (Jacques 3/6). Mais, souvenons-nous qu’il y a des temps où il est également mal de NE PAS parler. Alors le silence devient coupable ; et « celui-là portera son iniquité », pour sa bouche fermée. Entendre une calomnie que nous pouvons corriger par un mot courageux, ou honnête, ou bienveillant, et ne RIEN DIRE est vraiment un péché de silence.
Le Baptême dans le Saint-Esprit est donné pour faire de nous des témoins de Jésus (Actes 1/8). Il y en a peu parmi nous qui n’éprouvent pas un sentiment de honte lorsqu’ils se souviennent des occasions dans lesquelles ils auraient dû parler du Seigneur.
Nous éteignons l’Esprit. La disposition à défendre nos propres opinions est très loin de l’humble témoignage de ce que nous avons connu, vu ou entendu sur Notre Seigneur béni.
Même Jésus rompit Son silence devant le grand-prêtre, lorsqu’il fut adjuré (Matthieu 26/63). Il connaissait la Loi du Lévitique et acceptait son obligation morale de parler. Il ne permettait pas à son silence de devenir coupable.
2) LE PECHE D’IGNORANCE (verset 2-3)
Il y avait « souillure légale » lorsque le contact impur était fait involontairement
ou, comme le dit la Parole, « si cela lui est caché », c’est-à-dire s’il pèche sans être averti de sa faute. Dans les choses du monde cela arrive souvent à un visiteur d’un pays étranger. Je me souviens d’avoir enfreint une loi de la circulation, il y a quelques années, à Los Angelès. Un policier eut vite fait de m’arrêter.
Dans les petites choses, il nous arrive facilement de commettre des transgressions lorsque nous sommes à l’étranger et en face de réglementations qui ne nous sont pas familières. Nous pouvons avec raison sentir l’injustice, si nous sommes tenus coupables pour une offense de caractère mineur, commise dans l’ignorance ; d’ailleurs l’officier de service, d’habitude, considère cela avec indulgence.
Mais un principe très important émerge qui doit être reconnu dans toutes ces offenses, qu’elles soient du monde ou d’ordre spirituel, c’est que l’ignorance n’altère pas la Loi.
En regard de la Loi de Dieu et de la justice morale, beaucoup de personnes se trompent, supposant qu’une chose devient mauvaise seulement quand nous sentons qu’elle est mauvaise. Il suffit de réfléchir un instant pour nous convaincre que s’il en était ainsi, la conscience individuelle, personnelle, deviendrait le critérium du bien et du mal. Cela ne sera jamais ; malgré que beaucoup puissent le désirer.
Ce n’est pas notre conscience qui fait le péché. C’est la Loi qui fait le péché
(1 Jean 3/4). La conscience nous accuse ou nous excuse (Romains 2/15), à la lumière de la Loi de justice d’un Dieu saint. La Loi éternelle de justice se tient, Majesté inaltérée, parmi tous les standards de conduite, tordus, transitoires, populaires. La fornication, par exemple, n’est pas un sujet à idées dominantes. Quand nous avons enfreint la Loi de Dieu, volontairement ou involontairement, une faute a été commise qui a besoin de l’ expiation divine pour la couvrir.
La Miséricorde de Dieu est de toute éternité, et Il prend plaisir à la miséricorde (Michée 7/18). Cette miséricorde est manifestée non pas en déniant la réalité du péché (ainsi que désirent l’enseigner certains cultes modernes) mais en pardonnant sur l’aveu de la faute.
Il est étonnant que le crime le plus stupéfiant de l’histoire humaine soit signalé dans la Parole de Dieu comme PECHE D’IGNORANCE. « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font », dit Jésus lorsqu’Il fut cloué à la croix (Luc 23/34). « Je sais que vous avez agi par ignorance, comme vos chefs », dit Pierre, accusant les Juifs d’avoir tué le Prince de la Vie (Actes 3/17). « S’ils l’eussent connu, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire », écrit Paul (1 Corinthiens 2/8). Et son témoignage personnel était : « Mais j’ai obtenu miséricorde, parce que j’agissais par ignorance, dans l’incrédulité » (1 Timothée 1/13).
Leur ignorance les soumettait à la miséricorde. Nous avons une connaissance de l’atrocité du crime commis au Calvaire que ne possédaient pas ceux qui l’ont perpétré. C’est pourquoi nous sommes d’autant plus responsables de notre attitude vis-à-vis de la mort de Christ pour nos péchés.
3) LE PECHE DE PRECIPITATION (verset 4)
« Lorsque quelqu’un, parlant à la légère, jure de faire du mal ou du bien, et que,
ne l’ayant pas remarqué d’abord, il s’en aperçoive plus tard, il en sera coupable ».
La précipitation est souvent excusée comme manifestation du tempérament. Pierre est l’exemple classique du Nouveau Testament, avec son vœu précipité de ne pas renier son Maître, et la prompte blessure qu’il fit avec son épée lors de l’arrestation de Jésus à Gethsémané. La Bible cite plusieurs cas de vœux précipités : Esaü, Josué avec les Gabaonites, Jephté, Hérode à la fête de son anniversaire, les quarante Juifs qui complotaient de tuer Paul.
Nous sommes pour la plupart coupables à un moment ou à un autre, d’une action précipitée, d’une promesse précipitée, d’une remarque précipitée, qu’après nous regrettons amèrement. Je me souviens du dilemme cruel d’un jeune prédicateur qui avait promis fidélité à un conducteur qui s’était égaré. Le fardeau n’aurait jamais dû être placé sur ses épaules. Je me souviens d’un autre jeune pasteur à qui il fut solennellement demandé, par un conducteur retraité, de continuer une tradition humaine, et cela en public et de façon inattendue.
Nous pouvons formuler des vœux en toute bonne foi, ou bien en toute hâte, sans pensée. Notre responsabilité sera jugée par Dieu à la lumière de nos circonstances. Mais les promesses sont sacrées, et si une action précipitée de ma part implique un vœu solennel, alors elle implique aussi une responsabilité morale.
Jésus a enseigné clairement que notre « oui » doit être OUI, et que notre « non », NON (Matthieu 5/37), et que Ses disciples, par-dessus tous les autres hommes, doivent réaliser leur responsabilité en ce qui concerne leurs paroles et leurs actions. La Vérité est sacrée, et pour nous elle doit entrer dans l’intention aussi bien que dans la déclaration.
Nous pouvons ne pas être conscients de notre folie au moment même, et par suite ne pas nous sentir coupables ; mais tôt ou tard, quand nous viendrons à la réaliser, nous devrons accepter la culpabilité et agir en conséquence.
LE CHEMIN DU PARDON
Le Livre du Lévitique révèle comme principe qui demeure, que dans chacun de ces cas il y a un chemin imposé pour retourner dans la communion sans nuage avec Dieu.
a) Il doit y avoir confession (v. 5). Cela demeure fondamental pour que Dieu pardonne un pécheur coupable.
« Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous les pardonner »
(1Jean 1/9). Il est stupéfiant de voir avec quelle obstination nous refusons de reconnaître que nous avons commis des fautes, mais, jusqu’à ce que nous soyons humiliés il ne peut y avoir de purification.
b) Il y a expiation (v. 6). Dieu a pourvu. Nous ne sommes pas libres de choisir notre propre méthode d’expiation. « C’est le sang qui fait l’expiation pour l’âme » (Lévitique 17/11).Pour nous, c’est le précieux sang de Christ, accepté déjà par Dieu, qui maintenant doit être accepté par nous.
c) Les mots : « … et il lui sera pardonné » (v. 10) sont le climat de la parfaite paix.
Béni soit Dieu ! Il y a miséricorde pour tous ceux qui se repentent et qui implorent de Lui le pardon.
En vérité :
« La Loi de l’Eternel est parfaite…
Les jugements de l’Eternel sont vrais,
Ils sont tous justes ». (Psaume 19/ 7-9)
Gee Donald
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18.06.2009
« Le Silence, dans les Profondeurs de Notre Etre » IV
« Le Silence, dans les Profondeurs de Notre Etre » SUITE D’HIER, MERCREDI 17 JUIN 2009
Alors, au lieu de remuer, restez simplement en paix, vous rendant de cette manière souple entre les Mains Divines, et laissant agir l’Esprit.
«Car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même » (Jean 5:26)
…
Pour être les enfants spirituels de l’Eglise, vous devez être conduits par l’Esprit.
Cet Esprit est à l’œuvre en vous, et l’activité qu’Il produit dans votre vie, conséquence de notre obéissance à Ses impulsions, est une activité bien plus haute que n’importe quelle autre. Car une activité n’a de valeur que selon la source qui l’alimente, et que ce qui produit l’Esprit de Dieu est Divin, tandis que ce qui vient du « Moi », aussi valable que cela paraisse, n’est qu’humain et centré sur l’humain.
Votre Seigneur a un jour déclaré que Lui Seul avait la vie. Toutes les autres créatures n’ont pu qu’emprunter cette vie : le Seigneur a la Vie en Lui-même, et cette Vie qui est en Lui comporte en elle Sa nature à Lui. Cette vie, à caractère unique, c’est cela qu’Il désire nous donner, et Il souhaite que nous vivions cette Vie-là, plutôt que la vie issue de notre âme. Il nous faut en même temps permettre à notre âme de faire abstraction d’elle-même, et de toute activité issue d’elle-même. La seule manière dont vous puissiez y parvenir, c’est d’accepter de perdre votre vie de fille (ou de fils) d’Adam, et d’imposer silence à votre « Moi ».
Pourquoi cela ? Parce que cette vie que vous recevez est la vie même de Dieu, cette vie même qui était en Paul, qui nous dit :
«Si un homme est en Christ, il est une nouvelle créature ; les choses anciennes sont passées, regardez ! Toutes choses sont devenues nouvelles ! » (2 Corinthiens 5:17)
Mais je le répète : le seul moyen de vivre cela pratiquement, dans votre expérience personnelle, est de mourir à vous-même et à toute activité propre, afin que l’activité de Dieu puisse remplacer cela.
A suivre demain, Vendredi 19 Juin 2009
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17.06.2009
« Le Silence, dans les Profondeurs de Notre Etre » III
« Le Silence, dans les Profondeurs de Notre Etre » - SUITE D’HIER, MARDI 16 JUIN 2009
N’est-il pas merveilleux de penser que la variété de Sa Volonté peut être accomplie sans que nous ayons à sacrifier notre union avec Lui ? Alors, voyez-vous où conduit cette toute simple « prière de silence » ? Poursuivons !
Abandonnez-vous à la direction de l’Esprit de Dieu, car en continuant à dépendre de Son action, et pas de celle de votre âme, les choses que vous accomplirez auront une grande valeur pour Dieu. Il faut bien comprendre que seul ce que vous faites de cette manière-là compte pour Dieu et pour son œuvre sur la terre.
Voyons ce que Lui en dit :
«Toutes choses ont été faites par Elle (la Parole), et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans Elle.» (Jean 1:3)
Au commencement, c’est Dieu qui a formé l’homme par sa Parole, et Il l’a fait à Sa propre image. Dieu était Esprit, et Il a donné à l’homme un esprit, afin qu’Il puisse venir en lui et mêler Sa propre vie à celle de l’homme.
Bien sûr, c’était là l’état de l’homme avant la chute, car après cette chute, l’esprit de l’homme a été comme mis à mort. Dieu a perdu Sa possibilité de pénétrer l’esprit de l’homme, et ce dernier a perdu la capacité de contenir la Vie de Dieu, et de porter la ressemblance avec Dieu.
Il est aisé de voir que si Dieu devait jamais rendre l’homme à l’état où Il désirait le voir, il faudrait que l’esprit de l’homme soit restauré.
Et comment Dieu pourrait-Il accomplir cela, et restaurer Son image dans l’homme ?
Par rien moins que Jésus-Christ. Il a fallu que ce soit Jésus-Christ, le Seigneur lui-même qui vienne rendre la Vie à l’esprit de l’homme, et restaurer en lui l’image de Dieu.
Pourquoi Jésus-Christ ? Parce que Lui Seul est l’image exacte de Son Père. C’est Lui, et Lui seul, qui ramène la vie de Dieu en l’homme.
Aucune image ne peut être réparée par ses propres efforts : l’image brisée ne peut que rester passive entre les mains de l’ouvrier. Alors, quelle peut être votre part d’activité au cours de cette restauration ? Celle-ci : vous abandonner totalement à l’œuvre intérieure de l’Esprit. Jésus-Christ est venu en vous, au tréfonds de votre être : laissez-le faire Son travail en vous.
Si la toile d’un peintre n’est pas fixée, l’artiste est incapable de peindre une image convenable. Il en est de même pour vous : chaque mouvement de votre « Moi » va produire une « bavure » parce que l’activité du « Moi » interrompt et fausse le dessin que Jésus-Christ souhaite graver en vous.
A suivre demain, Jeudi 18 Juin 2009
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16.06.2009
« Le Silence, dans les Profondeurs de Notre Etre » II
« Le Silence, dans les Profondeurs de Notre Etre » - SUITE D’HIER, LUNDI 15 JUIN 2009
Repensons à présent à cette « prière du silence » d’une manière pratique.
De quelle manière commencez-vous à connaître le Seigneur dans cette attitude de silence ?
En fait, quand votre âme est active dans son indépendance (c’est-à-dire séparée de l’activité de l’Esprit), son activité, de par sa nature même, est forcée et tendue. Car l’effort qu’elle fournit dans la prière est toujours accompagné d’inquiétude et de tension. De cette façon, vous pouvez distinguer vous-même quand c’est votre âme qui est en fonctionnement : c’est si différent quand c’est sous la conduite de l’Esprit qu’elle agit, car elle est mue, dans ce cas, par quelque chose de bien plus profond en nous. Vous apprendrez à reconnaître cela : quand l’âme répond à l’Esprit, l’action est libre, aisée, naturelle ; vous avez l’impression que vous ne faites pas d’effort.
«Il m’a mis au large dans un espace de repos, Il m’a délivré, parce qu’il prend plaisir au moi.» (Psaumes 18 :19)
A partir du moment où votre âme a accepté de se tourner vers le dedans, et où votre être pensant est fixé sur l’Esprit, l’attraction de l’Esprit du Seigneur est très puissante. En fait, il faut savoir que la puissance d’attraction de votre esprit sur votre âme est plus forte qu’aucune force, plus forte que toutes ces choses qui voudraient vous ramener en arrière, à la surface de votre être.
En vérité, rien n’est plus rapide à retourner à son centre que ne l’est l’âme à rejoindre l’esprit ! L’âme est-elle active à ce moment-là ? Sans nul doute, mais son activité est alors si naturelle, si paisible, si spontanée, qu’il vous semble que votre âme ne fait rien, en tout cas, pas d’efforts !
Avez-vous remarqué que lorsqu’une roue tourne lentement, il est si facile de la voir tout entière ? Mais au fur et à mesure qu’elle tourne plus vite, vous voyez de moins en moins ses différentes parties : ceci est l’image même de l’âme au repos en Dieu. Son activité est alors spirituelle, élevée vers Dieu, mais elle ne fait aucun effort, elle est en paix.
Votre Seigneur est simple, Il est Un. Et quand vous entrez dans l’unité de Dieu, cette unité n’anéantit pas la grande variété qui est l’expression de Sa Nature. De même que nous participons à Son Unité quand nous sommes unis à Son Esprit, et ne faisons alors qu’un avec Lui, de même nous allons pouvoir manifester les aspects variés de Sa Volonté quand nous serons unis à Lui, et ceci sans avoir à sortir de cette union profonde avec Lui.
A suivre demain, Mercredi 17 Juin 2009
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15.06.2009
« Le Silence, dans les Profondeurs de Notre Etre »
Poursuivons maintenant en réfléchissant à la part que joue le silence dans notre marche en avant, alors que nous faisons l’expérience de Christ. En effet, le silence a un rôle important dans la connaissance profonde de notre Seigneur.
Certains ont déjà entendu l’expression « La prière du silence », et en ont conclu que le rôle joué par l’âme dans cette prière consiste à être terne, inactif et morne. C’est complètement faux, car l’âme joue ici un rôle plus important que dans la prière exprimée oralement.
Comment donc ? Eh bien, l’âme peut être active et pourtant totalement silencieuse. Et ceci parce que c’est le Seigneur Lui-même qui est le moteur de cette âme. Ella va désormais agir en réponse au mouvement de Son Esprit.
«Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu.» Romains 8:14
Par conséquent, vous engager dans « la prière du silence » ne veut pas dire que vous cessez toute action, mais que votre âme agit sur l’impulsion de votre esprit. Il est probable qu’Ezéchiel va vous aider à comprendre par sa vision des roues. Ces roues qu’il vit avaient en elles l’Esprit vivant. Quand l’Esprit se mouvait quelque part, les roues y allaient. Si l’Esprit restait immobile, les roues aussi. S’Il s’élevait de la terre vers les cieux, les roues Le suivaient de près, car l’Esprit était dans ces roues, elles étaient mues par Lui (cf. Ezéchiel 1 :19-21). L’âme est comme ces roues : elle peut avoir une activité propre ou bien elle peut accepter d’attendre. Attendre jusqu’à ce que quelque chose de plus profond se mette en œuvre. Alors, et alors seulement, l’âme devient comme ces roues suivant l’Esprit partout où Il va. Tout comme ces roues, l’âme devrait céder à la conduite de l’Esprit de Vie qui est à l’intérieur de chacun. L’âme devrait décider d’attendre, et de n’agir fidèlement que lorsque ce serait l’Esprit qui l’alimenterait.
Vous pouvez être assuré que l’Esprit n’exalte jamais les fonctions naturelles de l’âme, tandis que l’âme, suivant sa propre inclination, exalte si souvent le « Moi ». Alors, que fait donc l’Esprit ? Lui, Il plonge en avant, vers ce but ultime : l’union avec Dieu.
Par conséquent, ne laissez pas l’âme faire quoi que ce soit d’elle-même dans la prière : sa seule tâche est de suivre l’Esprit jusqu’à ce qu’Il atteigne son but. Vous comprenez bien, en me lisant, que l’âme n’abandonne pas toute activité, mais cette activité doit être en accord parfait avec l’Esprit.
A suivre demain, Mardi 16 Juin 2009
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11.06.2009
« Mise à part »
« Sachez que l’Eternel s’est choisi un homme pieux ;
L’Eternel entend quand je crie à lui »
Psaume 4/4
²²²
Extrait d’un poème envoyé à Mrs. Penn-Lewis
pour l’anniversaire de sa naissance
²²²
« Mise à part » - vaisseau de choix
Pour le Roi des rois,
Mise à part, à jamais séparée
Des choses terrestres.
²²²
« Mise à part » - pour porter le parfum
De son Nom béni.
Avec Lui, partager les souffrances
De la Croix d’infamie
²²²
« Mise à part » - et souffrir avec Lui
Pour un monde perdu,
Et tenir, au plus fort du combat,
Jusqu’à l’instant de la victoire.
²²²
« Mise à part » - vaisseau terrestre
Vide, faible, chétif,
Qui cependant porte le Trésor :
CHRIST, le Seigneur des Seigneurs.
Freda HANBURY ALLAN
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07.06.2009
Ma mère (Ruben Saillens)
Ma mère ! Mot si tendre, et doux, et plein de charme !
Ma mère, en s’envolant vers sa maison des cieux,
De ce Livre sacré, que mouillèrent ses larmes,
Me fit don ; - et jamais trésor plus précieux
Ne fut à son enfant légué par une mère.
Elle s’en est nourrie en sa course éphémère,
Elle n’a plus besoin de ce Livre aujourd’hui,
Car pour elle, le Jour définitif a lui…
Ah ! puisse-je la suivre, en m’abreuvant comme elle
De cette eau qui jaillit jusqu’en vie éternelle !
Ruben SAILLENS
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05.06.2009
Le Temps Andrew Murray
« Vous n’avez donc pu veiller une heure avec Moi !».
Matthieu 26. 40
Quelqu’un qui désire prier comme nous l’avons indiqué dans nos précédentes méditations, pourrait dire : « Je pense que je peux faire tout cela en dix minutes ». Très bien ; si vous ne pouvez consacrer à la prière que dix minutes par jour, voyez ce que vous pouvez faire en dix minutes. La plupart des gens peuvent mettre de côté davantage de temps. S’ils persévèrent jour après jour dans la prière, de tout leur cœur, ils trouveront le temps nécessaire pour prier.
Est-ce possible que des chrétiens puissent dire qu’ils ne peuvent pas arriver à trouver un quart d’heure ou une demi-heure à passer seul avec Dieu et Sa Parole ?
Quand un ami vient nous voir, ou que nous avons un rendez-vous important, ou qu’il se présente quelque chose d’agréable ou d’avantageux pour nous, nous trouvons le temps nécessaire assez facilement.
Et Dieu, le Tout-Puissant, qui a des droits sur nous et qui dans Son merveilleux amour désire que nous passions du temps avec Lui, pour qu’il puisse nous communiquer Sa Puissance et Sa Grâce, nous ne trouvons pas de temps pour être en communion avec Lui !
Même les serviteurs de Dieu, qui pourraient considérer que c’est leur privilège spécial d’être longtemps avec Lui dans la prière pour recevoir la plénitude de Sa puissance –même Ses serviteurs sont si occupés par leur propre travail qu’ils trouvent peu de temps pour ce qui est d’une importance primordiale : s’attendre à Dieu pour recevoir la puissance d’En-Haut.
Chers enfants de Dieu, ne disons jamais : « Je n’ai pas de temps pour Dieu ».
Que le Saint-Esprit nous enseigne que le moment le plus important, le moment le plus béni, le moment le plus profitable de toute la journée, c’est le temps que nous passons seul avec Dieu.
Priez le Seigneur Jésus, qui dans Sa vie terrestre a expérimenté la nécessité de la prière.
Priez le Saint-Esprit, qui gravera en vous cette divine vérité.
La communion avec Dieu par la lecture de Sa Parole est aussi indispensable pour moi que le pain que je mange, et que l’air que je respire.
Quoi que ce soit d’autre que je doive renoncer à faire, Dieu a le premier et le principal droit à mon temps.
Alors seulement ma consécration à Dieu sera entière et sans réserve.
Fin
« LE SECRET DE LA PUISSANCE D’EN-HAUT » - Andrew MURRAY
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