30.08.2009
La Foi
« Or, sans la foi, il est impossible de lui être agréable ;
car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe,
et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent »
Hébreux 11.6
Méditons, chers Frères et Sœurs, ce beau verset de l’Epître aux Hébreux, lequel nous exhorte à marcher par la foi, plaçant toute notre confiance dans l’amour et la fidélité de notre Dieu !
Ce verset 6 définit ce que doit être la foi, ce que le Seigneur nous demande pour lui prouver que nous croyons en Lui.
Tout d’abord, si nous ne croyons pas de tout notre cœur en son pouvoir, l’Ecriture nous dit qu’«il est impossible de lui plaire ». Notre attitude doit être de respect, de confiance -« Il faut » exprime une condition expresse.
« Celui qui s’approche de Dieu » -c'est-à-dire vous et moi- qui venons à Dieu comme vers notre Père, soit dans le secret de nos maisons, soit au cours d’une réunion avec d’autres chrétiens, soit même au sein d’un besoin subit, dans la détresse et l’urgence.
« Croie que Dieu existe » : oui ! C’est au Dieu vivant que nous venons, à travers Jésus son Fils, qui a tout accompli pour nous.
« Et qu’il est le rémunérateur », c'est-à-dire celui qui récompense notre foi en répondant à nos prières (une « rémunération » n’est-ce pas un « salaire » ?)
« De ceux qui le cherchent » - « Cherchez moi et vous vivrez » nous dit
Amos 5/4
Oui, cherchons le Seigneur !
Soyons sûrs qu’Il nous entend, qu’Il est « riche en bénédictions » Psaume 86/5, qu’Il est proche de celui qui L’invoque Deutéronome 4/7
« Seigneur, augmente-nous la foi ! »
Luc 17/5
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26.08.2009
Sarah Cooke Héros de la foi
Les dons les plus précieux de Dieu sont souvent cachés dans les vases les plus obscurs et ordinaires. La perle de prix se trouve cachée dans une plate coquille d'huître grise et le Sauveur Lui-même S'est révélé sous la forme d'un humble charpentier. Pourtant, nous nous attendons toujours trop souvent à trouver la gloire de Dieu sur une certaine grande scène, baignée de feux brillants (1 Corinthiens 1:26-29).Les dons les plus précieux de Dieu sont souvent cachés dans les vases les plus obscurs et ordinaires. La perle de prix se trouve cachée dans une plate coquille d'huître grise et le Sauveur Lui-même S’est révélé sous la forme d'un humble charpentier. Pourtant, nous nous attendons toujours trop souvent à trouver la gloire de Dieu sur une certaine grande scène, baignée de feux brillants (1 Corinthiens 1:26-29).
Sarah Cooke (qui est mieux connue sous le nom de Tante Cooke) fut l’une de ces perles cachées du Maître. Son ministère était principalement celui de l'intercession fervente. Quoique frêle et petite, Tante Cooke prévalut avec Dieu et l'homme par la puissance de la prière. Son ministère était invisible, néanmoins il influença ceux qui étaient fortement respectés et estimés. Il toucha la vie d'hommes tels que Samuel Brengle, G. Campbell Morgan, B. T. Roberts, John Wesley Redfield, S. B. Shaw et D. L. Moody.Cette petite femme priante eut un grand impact sur tous ceux-ci et beaucoup plus. Sarah Cooke définissait la vraie prière comme celle qui est fervente, fervente et comme une lutte dans l'Esprit. Elle considérait chaque moment passé dans la prière réelle comme un moment passé dans le feu de la régénération de l'Esprit Saint. Elle était toujours prête à contribuer au soutien de l’œuvre divine du réveil par l'arme de la prière. L'autobiographie de Madame Cooke est riche d’exemples de son ministère de prière. Elle écrit : "Ce fut à Ross que l’œuvre surgit avec une grande puissance.Il semblait y avoir une explosion de la nuée de la miséricorde. A des kilomètres et des kilomètres à la ronde, les 'gouttes de la miséricorde' tombèrent sur les gens. La conviction saisit des hommes se trouvant à une distance de 20 kilomètres, qui n'avaient pas été à proximité des lieux de la réunion. Nous traversâmes un jour un endroit où les hommes avaient arrêté leurs batteuses et tenaient une réunion de prière. Un peu plus loin, d’autres moissonneurs avaient interrompu leur travail et étaient à genoux en prière... Il y avait des périodes fréquentes de prière fervente, victorieuse, de chant vivant, suivies de courts messages ardents et de témoignages.Nous n'avions aucun service formel, froid. L'Esprit Saint béni insufflait la vie et la puissance sur nous à chaque réunion. On entendait des éclats soudains de pleurs pour obtenir miséricorde et des cris de louange à la plupart des réunions. "
Une autre histoire qui décrit le fructueux ministère de prière Tante Cooke est liée au célèbre D. L. Moody. Madame Cooke décrit sa rencontre avec l'évangéliste : "Monsieur Moody était un ouvrier sérieux, pleinement dévoué, mais à moi il me semblait qu’il y avait une telle déficience dans ses paroles. Cela me semblait plus le fait de l'énergie humaine naturelle et de la force de caractère de l'homme, que quoi que ce soit de spirituel. J'estimais qu'il lui manquait ce que les apôtres avaient reçu le jour de la Pentecôte. La chère soeur Hawxhurst et moi-même, après les réunions du soir, lui en parlâmes.Au premier abord, il parut étonné, ensuite il fut convaincu. Alors il nous demanda de le retrouver chaque vendredi après-midi pour la prière. À chaque réunion, il arrivait avec toujours plus de ferveur dans l’agonie du désir de la plénitude de l'Esprit." En peu de temps, après ces réunions de prière, Monsieur Moody fut baptisé de l'Esprit. En arpentant Broadway à New York, "soudainement le Saint-Esprit tomba sur lui et il chancela sous le poids de gloire et la richesse de l'amour. Il fut si écrasé par la révélation de Christ en lui qu'il s’écria : 'Oh, Seigneur, retire Ta main, retire Ta main, ou le vase va se casser. ' Moody rentra à Chicago et, comme il le dit lui-même, il prêcha les mêmes sermons, mais là où avant il avait dix convertis, il en avait maintenant des centaines."Tout cela peut être relié dans une grande mesure à l'intercession constante de la petite Tante Cooke en faveur de Monsieur Moody. Samuel Brengle décrivit Sarah Cooke comme l’une des femmes les plus débordantes de joie qu'il ait jamais connue. Jésus était la passion et la joie de son âme. "Elle ne perdait aucune occasion de parler au saint comme au pécheur du grand salut de Christ.Le Docteur Campbell Morgan raconte comment il entra un jour dans un tramway et vit un homme assis seul sur l’un des sièges. Il sentait monter en lui l’impulsion de lui parler de son âme, mais hésitait à rassembler son courage entre ses deux mains. Quand il se tourna pour prendre la place, il la trouva occupée par une petite femme, qui parlait maintenant avec solennité à l'homme. " Cette petite femme était Sarah Cooke.
Madame Cooke eut de nombreuses fois le cœur brisé par le péché d’absence de prière parmi les chrétiens. Pour conclure, ouvrons nos cœurs alors que Sarah Cooke nous décrit comment la prière est souvent négligée dans l'Église. "J'étais à une réunion dans l'Illinois où plus de vingt pasteurs étaient présents. Chaque jour une réunion de prière était tenue à six heures. Pendant trois matins, l'heure vint, mais pas un des vingt pasteurs n’était là. Mon âme était remuée au dedans de moi. S’ils avaient été vivants aux yeux de Dieu, n'auraient-ils pas dû s'emparer là de la bénédiction de Dieu pour les gens qui se réuniraient là pendant le jour ? Réveille-toi, bien-aimé prédicateur de l'Évangile!"
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22.08.2009
Ecritures sur la prière
Lamentations 3 :41
« Elevons nos cœurs et nos mains Vers Dieu qui est au ciel: »
Esaie 65 :24
« Avant qu’ils m’invoquent, je répondrai; Avant qu’ils aient cessé de parler, j’exaucerai. »
Psaumes 37 :4
« Fais de l’Eternel tes délices, Et il te donnera ce que ton cœur désire. »
Psaumes 91 :15
« Il m’invoquera, et je lui répondrai; Je serai avec lui dans la détresse, Je le délivrerai et je le glorifierai. »
Psaumes 145 :18-19
« L’Eternel est près de tous ceux qui l’invoquent, De tous ceux qui l’invoquent avec sincérité;
Il accomplit les désirs de ceux qui le craignent, Il entend leur cri et il les sauve. »
Proverbes 15 :29
« L’Eternel s’éloigne des méchants, Mais il écoute la prière des justes. »
Jérémie 33 :3
« Invoque-moi, et je te répondrai; Je t’annoncerai de grandes choses, des choses cachées, Que tu ne connais pas. »
Matthieu 6 :6
« Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »
Matthieu 7 :7-8
« Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.
Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. »
Matthieu 18 :19-20
« Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux.
Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux. »
Matthieu 21 :22
« Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez. »
Marc 11 :24
« C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. »
Jean 14 :13-14
« Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »
Jean 15 :7
« Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. »
Jean 16 : 23
« En ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. »
Hébreux 4 :16
« Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. »
I jean 3 :22
« Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable. »
I jean 5 :14 « Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute.
Et si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée. »
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18.08.2009
Il entend
Dieu veut que nous le louions, quelles que soient les circonstances de notre vie.
Cela me rappelle un chef d'orchestre célèbre :
Lors d'une répétition d'orchestre rassemblant des centaines de musiciens et d'instruments ainsi qu'une énorme chorale accompagnée par des grandes orgues dont les registres étaient tirés, un homme tenait le pupitre du piccolo. Il était perché tout au fond en pensait en lui-même: "En fait, peu importe que je joue ou non" sur quoi il s'arrêta de jouer.
Tout à coup le chef arrêta l'orchestre. Silence de mort. "Où est passé le piccolo ?" s'écria-t-il. Grâce à son ouïe fine, il avait remarqué l'absence des quelques notes.
Qu'en est-il de vous? Peut-être avez-vous le sentiment d'être sans importance et de vivre dans un petit coin caché. Et pourtant, Dieu attend votre louange. Il y prête l'oreille, et la musique de l'univers tout entier se trouve enrichie et embellie du fait que vous lui donniez le meilleur de vous-même.
Corrie TEN BOOM
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15.08.2009
MARIE... (II)
suite du Samedi 14 aout
&nb... En conclusion, Marie : qui est-elle ?
Une créature (pas d’assomption)
Elle a eu cet immense privilège et ce grand honneur d’avoir été choisie de Dieu pour mettre au monde le Sauveur. Mais Dieu, dans sa Parole, nous montre clairement qu’elle n’était qu’une femme, dont la piété était remarquable, certes, mais qui n’était qu’une créature comme vous et moi. Aucun passage, de l’Ecriture Sainte ne peut laisser supposer que Marie soit montée au ciel, corps et esprit, avant ou après sa mort. Toutes les doctrines énoncées se rapportant à son assomption sont totalement fausses et absentes des Saintes Écritures.
Pas médiatrice
Dire que Marie est médiatrice, c’est contredire la Parole de Dieu, «car il y a un seul Dieu et un seul médiateur entre Dieu et les hommes, l’homme Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous» (1 Timothée 2:5).
Pas un objet de prière
Par conséquent, ce n’est pas à elle que les prières doivent être adressées ; Jésus a enseigné à maintes reprises que les prières et les louanges doivent être adressées à Dieu, par Lui et en son nom.
Il dit : «... afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne» (Jean 15:16).
«En vérité, en vérité, je vous dis, que toutes les choses que vous demanderez au Père en mon nom, il vous les donnera» (Jean 16:23).
Jésus est Celui qui intercède auprès du Père : «Il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder pour eux» (Hébreux 7:25). «Ayant donc un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, tenons ferme notre confession ; car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse sympathiser à nos infirmités, mais nous en avons un qui a été tenté en toutes choses comme nous, à part le péché.
Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin que nous recevions miséricorde et que nous trouvions grâce pour avoir du secours au moment opportun» (Hébreux 4:14 à 16).
Pas un objet de culte
Rendre culte à Marie est une très grave désobéissance à la Parole de Dieu «car il est écrit : Tu rendras hommage au Seigneur ton Dieu, et tu le serviras (ou tu lui rendras culte) lui seul» (Matthieu 4:10 et Luc 4:8).
Mère de Dieu ?
Appeler Marie «mère de Dieu» est inexact et constitue un outrage involontaire à la sainte Trinité. En effet, comment Dieu qui est esprit (Jean 4:24) et qui est éternel peut-il avoir une mère ? Marie n’était la mère de Jésus que dans son humanité, le sein dans lequel Christ incarné a été formé. «Tu m’as formé un corps», dit-il en entrant dans le monde (Hébreux 10:5), et par la voix prophétique : «Tu m’as creusé des oreilles» (Psaume 40:6).
«Le mystère de la piété est grand : Dieu a été manifesté en chair, a été justifié en Esprit..» (1 Timothée 3:16).
Pas de virginité perpétuelle
Quant à la virginité perpétuelle de Marie, nous dirons simplement que plusieurs passages de la Bible nous parlent des frères de Jésus : «Et comme Jésus parlait encore aux foules, voici, sa mère et ses frères se tenaient dehors, cherchant à lui parler... » (Matthieu 12:46). «Les Juifs étaient étonnés et disaient : «Celui-ci n’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie ? et ses frères Jacques, et Joses, et Simon, et Jude ? Et ses soeurs ne sont-elles pas toutes auprès de nous ?» (Matthieu 13:55 et 56).
Il est donc de toute évidence que Marie n’est pas restée vierge après la naissance de Jésus. De Joseph, il nous est dit en effet : «Et il ne la connut point JUSQU’À CE QU’elle eût enfanté son fils premier-né ; et il appela son nom Jésus» (Matthieu 1:25).
Jésus, seul chemin du salut
Cher ami lecteur, peut-être avez-vous cru jusqu’à présent, à cause des enseignements humains que vous avez reçus, que Marie pouvait faire quelque chose pour le salut de votre âme, ou pour le pardon de vos péchés, ou même, comme on l’entend souvent, pour vous venir en aide. Il n’en est absolument rien ! Le seul chemin qui mène à Dieu, c’est :
JÉSUS CHRIST
«Il est le chemin, et la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père que par lui» (Jean 14:6).
Il est «le seul médiateur entre Dieu et les hommes» (2 Timothée 2:5).
«Il n’y a de salut en aucun autre ; car aussi il n’y a point d’autre nom sous le ciel, qui soit donné aux hommes, par lequel il nous faille être sauvés» (Actes 4:12).
Aller à Jésus
Cher ami, allez directement à JÉSUS, comme Il vous y invite :
«VENEZ À MOI, VOUS TOUS QUI VOUS FATIGUEZ ET QUI ÊTES CHARGÉS, ET MOI, JE VOUS DONNERAI DU REPOS» (Matthieu 11:28)
«JE NE METTRAI POINT DEHORS CELUI QUI VIENT À MOI» (Jean 6:37)
FIN
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14.08.2009
MARIE... (I)
L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu à Nazareth pour annoncer à Marie, fiancée à Joseph, la bonne nouvelle qu’elle mettrait au monde le Sauveur. «Et l’ange étant entré auprès d’elle, dit : Je te salue, toi que Dieu fait jouir de sa faveur ! Le Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre les femmes» (Luc 1:28). Elle est bénie entre les femmes : quel bonheur, en effet, pour Marie, d’être choisie par Dieu pour donner naissance à Celui qui sera appelé le Fils du Très-haut. Elle est l’objet de la grâce de Dieu qui la fait jouir ainsi de sa faveur. Marie, créature humaine, une faible femme, se trouble à la vue de l’ange. Il faut que celui-ci la rassure : «Ne crains pas, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Et voici, tu concevras dans ton ventre, et tu enfanteras un fils, et tu appelleras son nom Jésus. Il sera grand et sera appelé le Fils du Très-haut» (Luc 1:30 et 31).
Marie répond avec foi à cette merveilleuse annonce. Humblement soumise à la sainte volonté de Dieu, elle prend la place qu’elle reconnaît être la sienne, celle de l’esclave du Seigneur : «Voici l’esclave du Seigneur, dit-elle. Qu’il me soit fait selon ta parole» (Luc 1:38).
Quelque temps plus tard, en présence d’Élisabeth, sa parente, un cantique s’élève du coeur de Marie : «Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit s’est réjoui en Dieu mon Sauveur, car il a regardé l’humble état de son esclave...» (Luc 1:46 à 48).
Elle appelle Dieu «son Sauveur». Elle ne parle pas d’elle, ni de ses mérites, ni de sa sainteté ; mais elle reconnaît n’être que l’instrument du dessein du Dieu souverain qu’elle nomme son Sauveur. Elle a besoin d’un sauveur, elle a besoin de salut. Elle reconnaît, en parlant ainsi, sa nature pécheresse en tant que créature humaine. «Tous ont péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu» nous dit la Bible en Romains, ch. 3, v. 23. Marie se qualifie comme telle et, sentant son besoin d’être sauvée, elle se réjouit en son Sauveur et exalte la grâce de Dieu qui se manifeste en elle d’une manière si merveilleuse.
«Toutes les générations me diront bienheureuse, dit-elle ; car le Puissant m’a fait de grandes choses, et son nom est saint ; et sa miséricorde est de générations en générations sur ceux qui le craignent» (Luc 1: 48 à 50). Elle est bienheureuse à cause de ce que DIEU A FAIT, non pas de ce qu’ELLE a fait. La foi regarde à ce que Dieu a fait.
Cher lecteur, chère lectrice, avez-vous regardé à ce que Dieu a fait pour vous ? Il vous a tant aimé qu’il a donné son Fils unique afin qu’en croyant en Lui, vous ne périssiez pas, mais que vous ayez la vie éternelle (Évangile selon St Jean, chap. 3, v. 16). Si la faveur accordée à Marie est unique, si elle est celle que toutes les générations diront bienheureuse, Dieu, dans sa grâce, offre le bonheur éternel à vous aussi, par Jésus Christ. Il vous demande seulement de Le recevoir par la foi.
Si nous continuons la lecture de l’Évangile selon Saint Luc, nous arrivons, au deuxième chapitre, à la naissance de Jésus. Celle-ci avait été annoncée plus de sept cents ans auparavant par le prophète Ésaïe : «Voici, la vierge concevra et elle enfantera un fils, et appellera son nom Emmanuel», c’est-à-dire «Dieu avec nous» (Ésaïe 7:14). Un ange du Seigneur annonce le grand sujet de joie aux bergers de la contrée : «Car aujourd’hui, dans la cité de David, vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur» (Luc 2:11). Remarquons que l’ange ne parle pas de Marie, mais uniquement de Celui qui est le Sauveur. Il aurait pu dire : «Aujourd’hui, dans la cité de David, la vierge Marie a mis au monde un Sauveur...». Non : l’Esprit de Dieu nous montre clairement que ce n’est pas à cause de Marie, mais à cause du Sauveur qui est né que la multitude de l’armée céleste se joint à l’ange pour louer Dieu : «Gloire à Dieu dans les lieux très hauts ; et sur la terre, paix ; et bon plaisir dans les hommes !» (Luc 2:14).
Dans l’Évangile de Matthieu, nous voyons les mages arriver de l’orient pour voir qui ? Marie ? Non : pour voir le petit enfant à qui ils rendent hommage : «Et étant entrés dans la maison, ils virent le petit enfant avec Marie sa mère ; et, se prosternant, ils lui rendirent hommage ; et ayant ouvert leurs trésors, ils lui offrirent des dons, de l’or et de l’encens, et de la myrrhe» (Matthieu 2:11).
Avez-vous bien lu ? Ils virent le petit enfant avec Marie sa mère, et l’adoration et les dons sont uniquement pour le petit enfant.
Reprenons notre lecture dans l’Évangile de Luc. Jésus a douze ans. Comme chaque année, à la fête de Pâque, ses parents vont à Jérusalem. Au retour, l’enfant Jésus demeure dans cette ville, ses parents ne le sachant pas. Quand ils s’aperçoivent de l’absence de Jésus, ils retournent à sa recherche et ce n’est qu’après trois jours qu’ils le trouvent «dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant... et quand ils le virent, ils furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait ainsi ? Voici, ton père et moi nous te cherchions, étant en grande peine. Et il leur dit : Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être aux affaires de mon Père ? Et ils ne comprirent pas la parole qu’il leur disait. Et il descendit avec eux, et vint à Nazareth, et leur était soumis. Et sa mère conservait toutes ces paroles dans son coeur» (Luc 2:46 à 51). Joseph et Marie étaient d’excellentes personnes. Ce que nous savons d’eux d’après les Évangiles nous donne une haute opinion de leur piété, mais ils n’étaient pas tout entiers aux choses de Dieu, comme Jésus l’était. Cet incident du chapitre 2 de St Luc semble révéler chez eux une certaine défaillance.
Joseph et Marie auraient dû savoir où se trouvait le Seigneur, et lui-même leur fait une sorte de reproche en leur disant : «Ne saviez-vous pas qu’il me faut être aux affaires de mon Père ?» Il était, lui, le Fils de Dieu, tout entier aux affaires de Dieu. Toutefois, dans sa parfaite humanité, il se soumet à ses parents et retourne avec eux. Marie, qui ne comprenait pas, gardait ces paroles dans son coeur.
Lors du premier miracle de Jésus, à Cana, Marie est là. Le vin manque à la fête, et elle lui en fait part. «Jésus lui dit : Qu’y a-t-il entre moi et toi, femme ? Mon heure n’est pas encore venue» (Jean 2:4).
Dans les Saintes Écritures, le vin nous parle de la joie. Sans Jésus, il n’existe pas de vraie joie durable dans ce monde. Pour donner joie et bénédiction aux hommes, il faut que le péché qui fait séparation entre Dieu et l’homme soit ôté. Pour que Jésus puisse donner la joie, il fallait sa mort sur la croix où il allait expier le péché. C’est ce que veut dire l’expression : «Mon heure n’est pas encore venue». L’oeuvre rédemptrice n’était pas encore accomplie, et sans elle, la joie ne pouvait être donnée à l’homme, pas plus que Marie ne pouvait apporter le vin.
Marie ne suggère ni ne fait rien, car elle ne peut se mêler à l’action de Jésus qui a sa source dans le ciel. «Faites tout ce qu’il vous dira» dit-elle (v. 5). Elle comprend que ce n’est pas ce qu’elle-même peut faire ou dire qui compte. C’est Jésus qu’il faut écouter et c’est à Lui qu’il faut obéir. Il dit à chacun : «Venez à moi... et moi, je vous donnerai du repos» (Matthieu 11:28).
Remarquons que le Seigneur appelle toujours sa mère «femme», ce qui rappelle ainsi l’humanité de Marie. Il emploie cette même appellation lorsqu’il est sur la croix : «Jésus donc voyant sa mère, et le disciple qu’il aimait se tenant là, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils» (Jean 19:26).
Pas une seule fois Jésus n’a exalté publiquement sa mère comme étant supérieure aux autres. Quand «une femme éleva sa voix du milieu de la foule et lui dit : Bienheureux est le ventre qui t’a porté, et les mamelles que tu as tétées», Jésus dit : «Mais plutôt, bienheureux sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent» (Luc 11:27 et 28).
La dernière fois qu’il est fait mention de Marie dans le livre de Dieu, c’est dans les Actes des apôtres, au chapitre premier. Après l’ascension du Seigneur Jésus Christ, les disciples se réunissent à Jérusalem, dans la chambre haute. «Tous ceux-ci persévéraient d’un commun accord dans la prière, avec les femmes, et avec Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères» (Actes 1:14). Marie s’unit de coeur aux prières des disciples. Pour elle, objet de cet honneur inouï d’avoir mis au monde le Fils de Dieu, sa place est désormais auprès de ces témoins humbles et méprisés, inconnus encore, qui persévéraient d’un commun accord dans la prière. L’Écriture ne nous parle plus dès lors de la mère de Jésus. Elle la laisse dans cette attitude de foi, de dépendance et de communion qui caractérise la prière en commun.
Imaginons-nous ce qu’elle aurait pensé, à ce moment-là, si elle avait su que, quelques siècles plus tard, une multitude d’êtres humains comme elle s’adresserait à elle dans la prière... ?
à suivre demain Samedi 15 Aout
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12.08.2009
LE FRUIT DE L’ESPRIT (la maitrise de soi)
suite d'hier
LA MAITRISE DE SOI (tempérance).
L’expression « maîtrise de soi » donne une meilleure compréhension dans les
nouvelles traductions de Segond que le mot tempérance. Pouvoir être modéré en toutes choses
est une très grande vertu chrétienne et un signe de croissance et de maturité dans la grâce. De
peur que nous pensions pouvoir acquérir ce contrôle de nous-mêmes par une discipline
purement naturelle, il est nécessaire que nous nous arrêtions en premier lieu sur la nature
spirituelle de ce fruit, aussi bien accessible à ceux qui sont faibles de caractère qu’à ceux dont
la volonté est naturellement forte. En réalité, cette « maîtrise de soi » fruit de l’Esprit, peutêtre
une nécessité plus importante encore pour des natures volontaires et fortes !
Dans un passage des corinthiens que nous connaissons bien (1 Cor. 9 v 24-27),
l’apôtre Paul parle de ceux qui combattent et qui s’imposent toute espèce d’abstinence…, il
dira aussi qu’il traite durement son corps et le tiens assujetti. Toute cette image est basée sur
les anciens jeux grecs pour lesquels chaque concurrent devait entreprendre plusieurs mois
d’entraînement avant d’avoir accès à ces jeux.
Il est paradoxal de penser aujourd’hui qu’un chrétien qui prendrait autant de peine
pour maintenir l’état spirituel de son âme serait considéré comme un fanatique par plusieurs !
Il n’est donc pas étonnant que nous n’ayons que si peu « d’athlètes » spirituels ! Mais Dieu
honore encore ses « Daniel » (Daniel 1 v 8-21). N’y aurait-il pas ici une explication de la
pénurie que nous connaissons en ce qui concerne les ministères dans l’Eglise ?
La maîtrise de soi peut s’envisager sous trois aspects sur lesquels nous allons nous
arrêter : le contrôle physique, le contrôle mental, le contrôle spirituel.
1) Le contrôle physique.
a) a) Ce qui est illégitime.
Peu de choses à dire sur ce sujet car en réalité ce n’est pas de la maîtrise de soi
qu’il nous faut mais de l’abstinence ! « Abstenez-vous des convoitises charnelles
qui font la guerre à l’âme ».
b) b) Ce qui est légitime
Le bien-être physique, certains plaisirs physiques parfaitement légitimes peuvent
occuper dans la vie du croyant une place assez considérable. Dans ce domaine,
nous devons nous garder d’interpréter la maîtrise de soi de manière à tomber dans
l’erreur inverse et d’infliger à notre corps une mortification contre nature qui ne
convient pas à des gens normaux et peut au contraire nous exposer à des tentations
plus violentes encore. Cela ne vient pas de l’Esprit de Dieu mais d’esprits
séducteurs qui prescrivent de ne pas se marier et de s’abstenir de viande, etc.
(1 Tim. 4 v 1-3). Même les penchants physiques légitimes doivent être fermement
contrôlés. L’attitude exacte est parfaitement établie dans 1 Cor. 6 v 12 : « tout
m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais je ne me laisserai
asservir par quoique ce soit. » Notre corps doit rester un serviteur et ne jamais
devenir un maître !
Les raisons d’un tel contrôle rigide et soigneux, même pour des choses légitimes
sont variées.
Dans le domaine de nos relations fraternelles, nous devons veiller à ne pas être une
pierre d’achoppement pour un frère ou une soeur ayant un caractère plus faible, qui
connaît encore peu le fruit spirituel. C’est ici un des principes fondamentaux qui
doit gouverner toutes nos actions comme nous le trouvons dans le chapitre 14 de
l’épître aux Romains.
Notre corps est le point faible dans notre lutte contre le péché (Romains 6 v 12 ;
7 v 18). Cela nécessite une vigilance de tous les instants. Nous pouvons parfois
résister dans le domaine spirituel mais tomber finalement dans le domaine
physique ! Et l’expérience et les bénédictions du Seigneur, même l’exercice des
dons spirituels, ne sont en rien une raison de diminuer notre vigilance contre les
péchés du corps, ou de demeurer imprudemment dans une confiance excessive en
nous-mêmes. Davis avait composé de merveilleux psaumes sous l’onction du
Saint-Esprit, avait connu de grandes victoires, néanmoins, il commit l’adultère
lorsque la tentation soudaine s’empara de lui dans un moment de paresse.
De plus, notre santé physique exerce une influence sur notre capacité de service et
a des répercutions dans le domaine spirituel. Nous avons tous connu ces états de
somnolence durant une réunion après avoir fait parfois un trop copieux ! Heureux
sommes-nous quand nous savons gérer ces choses, la modération est souvent la
compagne de la vie spirituelle véritable !
N’oublions pas qu’à Antioche, c’est pendant qu’ils servaient le Seigneur dans le
jeûne et la prière que le Saint-Esprit a parlé.
2) Le contrôle mental
Certaines personnes peuvent être choquées de péchés physiques et être néanmoins
coupables dans d’autres domaines, de choses plus sérieuses encore ! La colère est une forme
courante mais grave du manque de maîtrise de soi : « celui qui est lent à la colère vaut mieux
qu’un héros, et celui qui est maître de lui-même que celui qui prend des villes. »
(Prov. 16 v 32). Nous devons nous souvenir que bouder, faire la tête, nous laisser aller à une
humeur chagrine est un manque de maîtrise de soi aussi blâmable que l’exhibition violente
d’une colère injustifiée !
Laisser courir la langue en est une autre ! Que ce soit seulement des bavardages, une
légèreté excessive, ou des confidences qui vont trop loin ! Le remède de la Parole est
énergique. Jacques emploie le terme de « brider » et donne l’image du mors dans la bouche
d’un cheval (Jac. 1 v 26 ; 3 v 2). C’est le contrôle véritable de soi-même. Et je crois que
beaucoup ont d’énormes progrès à faire encore dans ce domaine !
L’amour démesuré de la louange est une autre faiblesse qui peut également venir d’un
manque de maîtrise de soi. Certains prédicateurs sont parfois esclaves de l’approbation de leur
public qu’ils recherchent une forme extérieure de louange destinée à eux-mêmes et non à
Dieu. Cela est tellement devenu vrai que l’on entend aujourd’hui dans certaines églises des
applaudissements !
3) Le contrôle spirituel
Il est nécessaire de reconnaître la place du contrôle spirituel particulièrement dans les
expériences de la Pentecôte. « Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes »
(1 Cor. 14 v 32) et le don des langues est parfaitement sous le contrôle de celui qui l’exerce.
Notre esprit est particulièrement sensible aux sentiments profonds (ainsi Jésus frémit en son
esprit et Paul fut irrité, Jean 11 v 33 ; Act. 17 v 16). Nous devons donc garder le contrôle sur
notre esprit toutes les fois que nos sentiments sont fortement sollicités. Dans notre vie
chrétienne personnelle, nous pourrons avoir plus de liberté pour parler à Dieu mais dans les
réunions publiques, par exemple, l’amour pour les autres âmes nous amènera à considérer
l’heure et le milieu dans lequel nous nous trouvons, pour trouver la liberté dans l’exercice des
dons spirituels, ou pour apporter notre prière. La maîtrise de soi nous amène à ne pas dire ou à
ne pas demander certaines choses en public mais à les réserver à notre prière personnelle.
Il faut faire particulièrement attention à ces réunions ou nous pouvons connaître de
fortes émotions, pendant des sermons puissants, des prières émouvantes, des cantiques ou
domine une note sentimentale. Nous contrôler ce n’est pas éteindre le Saint-Esprit, maismanifester un de ses fruits !
Tous les chrétiens en qui le Saint-Esprit demeure doivent
Fin de l'étude
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11.08.2009
LE FRUIT DE L’ESPRIT (la douceur)
suite d'hier
LA DOUCEUR
Trois choses sont dignes de remarque au sujet de la douceur. Elle est une « qualité »
rare du caractère ; elle est exceptionnellement précieuse aux yeux de Dieu ; elle est l’un des
facteurs les des facteurs les plus marquants de l’enseignement de Christ. La douceur véritable
ne doit pas être confondue avec la faiblesse. Malheureusement beaucoup de personnes
confondent ces deux mots alors que la douceur et la faiblesse n’ont rien de commun.
Un des beaux exemples biblique c’est celui de Moïse. C’était un homme « fort patient,
plus qu’aucun homme sur la face de la terre. » Nombres 12 v 3. Cependant, il a été un des
conducteurs les plus grands ! Il savait montrer de la sévérité quand les circonstances le
réclamaient comme par exemple lors qu’il contraignit les adorateurs du veau d’or à boire la
poussière de leur propre idole (Exode 32 v 20). Mais lorsqu’il fut l’objet de reproches de la
part d’Aaron et de Marie, il ne fit pas la moindre tentative de représailles. Cela révèle la
véritable douceur de cet homme.
Etienne est aussi un autre exemple. Quel merveilleuse prière et quelle douceur à
l’égard de ses meurtriers (Actes 7 v 60) et pourtant il n’y a aucune marque de faiblesse
lorsqu’il accuse le sanhédrin : « hommes au cou raide, incirconcis de coeur et d’oreilles ! Vous
vous opposez toujours au Saint-Esprit ! ».
Est-il nécessaire de mentionner celui qui fut mené « comme un agneau à la
boucherie » et qui cependant chassa les marchands du temple avec un fouet !
L’apôtre Pierre emploie une expression très belle : « un esprit doux et paisible est d’un
grand prix devant Dieu. » 1 Pierre 3 v 4. Le Nouveau Testament parle souvent d’une douceur
de l’esprit (Galates 6 v 1 ; 1 Cor. 4 v 21). A cet égard, la douceur est différente de la
bienveillance. Sous bien des aspects, ces deux fruits de l’Esprit se ressemblent, mais la
douceur est intérieure et passive alors que la bienveillance est extérieure et active. Un homme
ressent la douceur intérieure mais agit avec bienveillance. La sérénité de l’esprit d’Etienne
rayonnait au dehors. Cette douceur peut être altérée quand le chrétien a trop de scrupules et
qu’il exagère ses défauts personnels. La parole de Dieu nous invite à l’humilité mais aussi à
avoir une juste vision de nous-mêmes, c'est-à-dire de ne pas avoir toujours les yeux sur les
défauts mais aussi de savoir reconnaître tout ce que le Seigneur a déjà accompli en nous. Jésus
a enseigné la douceur à ses disciples et cela va à l’encontre de la mentalité ambiante du
monde.
Dans certains cas particuliers, il est spécialement recommandé aux chrétiens de
manifester cet esprit dans leur vie d’église. Nous n’avons que peu d’espoir de montrer au
monde que nous appartenons au Seigneur si nous ne sommes pas capables de manifester de la
douceur « en famille ».
Cet esprit de douceur doit se manifester dans le retour de la brebis perdue. Dans le cas
où un chrétien rétrograde revient de ses mauvaises voies, il doit être redressé avec un esprit de
douceur, et ses égarements doivent être oubliés comme Dieu lui-même a oublié nos péchés
pardonnés. Il est anormal de rappeler les manquements de ceux qui ont faillis et se sont
repentis alors que le Seigneur lui-même ne le ferait pas !
Cela n’enlève en rien la place de la discipline dans l’Eglise mais indique dans quel
esprit elle doit être exercée.
L’apôtre Pierre dit ceci : « étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur. »
(1 Pierre 3 v 15). C’est une excellente chose que d’avoir une réponse toute prête pour
convaincre celui qui la demande, mais elle doit être donnée avec douceur. Si nous contestons
ou nous querellons pour les vérités les plus précieuses de notre espérance et de notre foi, notre
esprit de dispute contredira certainement notre témoignage. Nous connaissons cette
« convention sur la sanctification » où les assistants s’échauffent tellement à défendre leur
propre doctrine de la sainteté que la seule chose qu’ils montrent c’est qu’aucun d’eux ne la
possède !
L’apôtre Jacques lui, nous parle de recevoir la Parole avec douceur (Jac. 1 v 21).
Ecouter la Parole est un art aussi grand que celui de la prêcher ! Je crois que si ceux qui
viennent écouter la Parole se préparaient autant dans la prière que celui qui vient l’apporter, le
réveil serait à notre porte ! Le coeur humain est comme un terrain de culture et détermine le
résultat des semailles bien plus encore que l’habileté de celui qui sème. La douceur assure une
condition de réceptivité propre à donner une bonne récolte. Cela ne veut pas dire que nous
allons être ouvert à toute doctrine nouvelle ou étrangère mais qu’il y aura un abandon de notre
part à tout esprit de rébellion et une promptitude à accepter les enseignements reconnus
comme étant le lait spirituel et pur de la Parole.
La douceur véritable est toujours marquée par l’humilité. Paul la recommande à
timothée. Non dominer sur le peuple de Dieu, mais donner avec humilité et calme, à tout
avertissement et toute sanction, une raison qui fasse appel à l’esprit de Christ dans le croyant.
Rien ne montre davantage la maturité du caractère de Christ que la douceur.
La promesse que personne ne doit oublier se trouve dans les béatitudes : « les doux
hériteront la terre. » Mat. 5 v 5. Jésus pouvait dire : « je suis doux et humble de coeur. »
suite demain
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10.08.2009
LE FRUIT DE L’ESPRIT (la fidélité)
suite d'hier
LA FIDELITE
La foi, telle que cela est traduit dans la version Segond, n’est pas un fruit de l’Esprit
mais un don. La véritable signification est la fidélité comme cela est traduit dans d’autres
versions. Le même mot que celui utilisé dans Galates 5 v 22 est aussi utilisé dans
Romains 3 v 3 : « leur incrédulité annulera-t-elle la fidélité de Dieu ? »
Ce fruit de l’Esprit est donc cette merveilleuse qualité du caractère connue sous les
noms de fidélité, loyauté, constance, persévérance.
Dans le domaine des choses humaines, en dehors du contexte spirituel, la fidélité est
un fondement de la société. Toutes les transactions, les différents contrats, sont établis sur la
base d’une présomption de fidélité. Et le succès ou d’ailleurs l’échec de ces relations
dépendent de la fidélité dans les engagements réciproques.
La véritable nature de la fidélité est encore plus marquée dans le domaine spirituel.
Les rapports de Dieu avec les hommes, et notre espérance personnelle du salut en Christ, sont
fondés sur cette vérité suprême de la Parole : « Dieu est fidèle. » (1 Cor. 1 v 9). Si nous
enlevons cela, notre assurance disparaît mais en la conservant, nous pouvons dire comme Paul
à Timothée : « je suis persuadé qu’il a la puissance de garder mon dépôt jusqu’à ce jour là. »
(2 Tim. 1 v 12).
Les grandes alliances de l’Ecriture reposent toutes sur la fidélité. Dans l’ancienne
alliance, Dieu ne manqua point à sa Parole, mais Israël, faillit. La différence dans la nouvelle
alliance, c’est que notre part personnelle est garantie par la fidélité de Christ.
Combien il est important de baser notre compréhension du fruit de l’Esprit sur ces
grandes qualités de la divinité car le fruit spirituel est la résultat de notre participation à la
nature divine par l’oeuvre de la régénération du Saint-Esprit, et grandit dans nos vies quand
nous marchons en communion avec Dieu par l’Esprit.
Il nous est donné la grâce de pouvoir partager cette qualité divine et de recevoir la
possibilité d’être fidèles (1 Cor 7 v 25). Certaines natures, marquées par l’inconstance,
peuvent être transformées, et d’autres, naturellement loyales, peuvent voir cette loyauté
dirigée vers des buts beaucoup plus élevés.
Quand l’eau est mélangée au ciment, elle le transforme en une matière dure comme le
roc, ainsi l’eau vivante de l’Esprit de Dieu peut transformer notre faiblesse en une magnifique
fidélité et convertir des impulsifs comme Simon en un Pierre dévoué !
La Parole de Dieu nous laisse de merveilleux exemples de fidélité. Moïse est présenté
comme « fidèle dans toute sa maison ». Hébreux 3 v 2. Sa fidélité consistait à faire tout selon
le modèle qu’il avait reçu de Dieu en ce qui concerne le tabernacle. Caleb ou encore sept
mille hommes au temps d’Elie sont également de magnifiques exemples d’attachement à Dieu
dans des temps d’apostasie. (Nombres 14 v 24 ; 1 Rois 19 v 18).
Dans le Nouveau Testament, mis à part les apôtres, une mention particulière est
réservée à Epaphras, présenté comme « un fidèle ministre de Christ ». L’Ecriture décrit sa
constance par cette expression : « il ne cesse de combattre pour vous dans ses prières. »
(Col. 1 v 7 ; 4 v 12).
Tous ceux qui ont à coeur de servir le Seigneur devraient noter que Timothée fut
approuvé à cause de sa fidélité dans le Seigneur (1 Cor. 4 v 17) et cela a pour conséquence
des responsabilités qui lui sont confiées et que nous trouvons dans les lettres que Paul lui a
adressées. Ceux qui aspirent à des positions de responsabilité et de direction dans l’Eglise
doivent se rappeler la nécessité primordiale de la fidélité.
L’exemple le plus frappant est peut-être celui d’Onésime, cet esclave qui s’est converti
à Rome et qui est renvoyé à Philémon avec une lettre de recommandation de la part de Paul. Il
est apprécié de la part de l’apôtre comme un frère « fidèle et bien-aimé ». (Col. 4 v 9).
LA FIDELITE DANS LE MINISTERE
Il est de première importance qu’un prédicateur soit digne d’une entière confiance :
« Ce qu’on demande des dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle. » (1 Cor. 4 v 12).
Trois points doivent retenir notre attention :
a) a) La fidélité dans la prédication.
Un prédicateur de l’Evangile se doit d’être fidèle avant toutes choses. Et même s’il
rencontre de la persécution, sa fidélité imposera le respect.
La loyauté à la vérité doit marquer tout enseignement car les enfants nouveau-nés en
Christ doivent recevoir le « lait spirituel et pur (sans fraude). » Il est des moments où la
fidélité amènera le serviteur à annoncer tout le conseil de Dieu sans en rien cacher, à ne rien
retenir de la vérité que Dieu nous a révélée.
b) b) la fidélité à nos promesses
Un ministre de Jésus-Christ doit s’appliquer à tous les détails de sa vocation, aux
engagements de la prédication, aux entretiens pastoraux nécessaires pour le maintien de vie
spirituelle. Rien n’établira de plus solide fondement à l’influence d’un prédicateur qu’une
réputation de fidélité à la Parole.
c) c) fidélité dans les affaires.
Un homme mis à part pour la prière et le ministère de l’Evangile agira avec sagesse en
suivant la règle établie par les apôtres, celle de laisser le soin de « servir aux tables » à
d’autres et de s’appliquer à bien remplir son ministère. Les affaires, au sens ordinaire du mot,
forment un domaine dans lequel un prédicateur n’est pas appelé à briller. En l’oubliant,
certains excellents prédicateurs ont fait naufrage dans leur ministère.
Cependant, le pasteur doit légitimement prendre en main certaines affaires liées au travail
de l’église locale, sans parler bien sûr ses affaires personnelles.
Dans toutes ces choses, un ministre du Seigneur se doit d’éviter au temps que possible les
dettes personnelles et par tous les moyens en son pouvoir, se faire une réputation de la plus
stricte intégrité parmi ceux qui doivent avoir avec lui des relations commerciales.
Le principe qui nous préoccupe et nous réconforte, suivant lequel les récompenses seront
finalement attribuées aux serviteurs de Dieu pour leur fidélité et non pour leur éclat ou leur
résultats apparents a été relevé trop de fois pour que nous le développions dans notre étude.
(Mat. 5 v 21). Il faudra la plus stricte honnêteté du serviteur pour qu’il rende à son Maître tout
ce qu’il a reçu de lui. Mais comme tout fruit de l’Esprit, cette fidélité se développe et
commence par des choses simples. En vérité, si elle ne se manifeste pas dans les petites
choses, elle ne pourra jamais s’exercer dans les occasions importantes, dont l’éternité seule
peut nous révéler la grandeur (Luc 1- v 10).
Contempler les facettes de la récompense qui nous attend suffit à fortifier tout esprit
chancelant. Ceux qui seront dans la gloire avec Jésus sont appelés « les fidèles »
(Apoc. 17 v 14). Voilà la récompense de la fidélité à Christ.
Le fruit de l’Esprit, grandissant ici-bas dans une marche persévérante avec Jésus, mûrira
pour la récolte. « Sois fidèle jusqu’à la mort et je te donnerai la couronne de vie. »
Apoc. 2 v 10.
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09.08.2009
LE FRUIT DE L’ESPRIT (la bonté)
suite d'hier
LA BONTE
Le mot qui semble le mieux qualifier cette bonté vraie, fruit de l’Esprit, est « solide ».
Il s’agit là d’une personnalité bien équilibrée, de quelqu’un sur lequel on peut compter.
La bonté peut avoir deux aspects, l’un passif, l’autre actif. Jésus lui-même décrivit la
bonté passive lorsqu’il compara ses disciples au « sel de la terre », (Mat. 5 v 30) L’idée mise
en évidence est l’effet de conservation qu’exerce le sel sur toutes les choses avec lesquelles il
vient en contact. Notre monde est corrompu par le péché. Seule, la présence de l’Eglise de
Dieu empêche la démoralisation complète. Abraham intercédant pour Sodome et la promesse
divine de ne pas détruire la ville s’il s’y trouvait seulement dix justes, nous vient à l’esprit
comme une illustration de ce principe.
Il n’est pas difficile de voit l’influence tranquille mais puissante d’un homme, d’une
femme vraiment bons sur leur entourage. Nous avons remarqué comment l’arrivée d’une telle
personne dans un groupe de gens du monde mettra sensiblement un frein à l’impureté et à la
mondanité de la conversation. Une telle puissance discrète exige toutefois une bonté qui soit
partie intégrante du caractère. Une contrefaçon extérieure, revêtue pour des motifs de
commodité personnelle est généralement vite jugée. La bonté véritable est quelque chose que
l’on ressent, l’hypocrisie aussi !
Elle peut se corrompre rapidement et son influence n’aura pas une portée bien grande.
Les hommes oublient une erreur dans l’exercice d’un don bien plus facilement qu’un défaut
de caractère ! Notre Seigneur exprima très ouvertement cette vérité : « le sel est une bonne
chose : mais si le sel perd sa saveur, avec quoi assaisonnera-t-on ? Il n’est bon ni pour la terre
ni pour le fumier ; on le jette dehors. » Luc 14 v 34-35
Demeurer bon, au sens véritable du mot, implique une marche étroite avec l’Esprit de
Dieu. C’est une bénédiction de savoir que là où cette marche est maintenue par la grâce
divine, le fruit de l’Esprit sera la récompense certaine. La communion avec ce qui est
« vertueux et digne de louange » fera germer en nous cette qualité divine, aussi sûrement que
le soleil fait mûrir le fruit en douceur.
La bonté n’est pas seulement passive, comme qualité du caractère. Elle se manifeste
sous forme de bonnes oeuvres. « L’homme bon tire de bonnes choses de son bon trésor »
(Mat. 12 v 35).
Cette déclaration est claire comme le cristal. Trois aspects nous sont présentés :
l’homme vraiment bon, ensuite le trésor qu’un tel homme doit certainement amasser dans son
coeur, et enfin, la révélation de ce trésor devant le monde.
Ne nous faisons aucune illusion au sujet des bonnes oeuvres. Une expérience présumée
de l’Esprit de Dieu, ou la foi qui ne produisent pas d’oeuvres bonnes, sont pure vanité ! « Pour
marcher d’une manière digne du Seigneur, portant des fruits en toutes sortes de bonnes
oeuvres. » « Afin que ceux qui ont cru en Dieu s’appliquent à pratiquer de bonnes oeuvres. »
Mat. 5 v 16 ; Col. 1 v 10 ; Tite 3 v 8.
Voici un fruit de l’Esprit vu et apprécié de tous les hommes, une preuve convaincante,
même pour le non-croyant, de la réalité de l’oeuvre accomplie par Christ pour nos âmes.
« Afin que…ils remarquent vos bonnes oeuvres, et glorifient Dieu au jour où il les visitera. »
1 Pierre 2 v 12.
Un fait mérite cependant d’être relevé : ceux qui se vantent d’une spiritualité profonde
courent parfois le danger de négliger les aspects pratiques de la religion véritable. L’aide
sociale, tout en ne prenant pas la place sur le spirituel, revêt certainement un côté pratique de
la Pentecôte.
Il y a néanmoins un aspect de cette qualité que nous n’avons pas encore mentionné. La
bonté absolue n’est autre que la perfection morale. Une des déclarations les plus grandes se
trouve dans Nahum 1 v 7 : « L’Eternel est bon. Il est un refuge au jour de la détresse. » C’est
parce qu’il est bon qu’il peut être un refuge. Le gouvernement moral de l’univers est établi sur
un trône de justice. Seule la foi dans cette vérité certaine peut maintenir l’âme ferme dans les
tempêtes de la vie. Sans une telle foi pour base tout ne serait que chaos. Ne soyons pas
étonnés d’être toujours exhortés à louer l’Eternel pour sa bonté. Les hommes peuvent
ressembler à Dieu en marchant avec lui, par l’Esprit de son Fils qui demeure en eux, voilà
l’Evangile, l’enseignement caché dans le fruit spirituel.
La vérité capitale pour tous ceux qui ont connu la plénitude du Saint-Esprit
accompagnée de manifestations évidentes de sa puissance, c’est que le fruit de l’Esprit doit
devenir inséparable de cette puissance au fur et à mesure qu’ils avancent dans la vie
chrétienne. Sinon, au lieu de recevoir la couronne impérissable, ils finiront par une
banqueroute spirituelle. La bonté peut être la récompense, la consolation, de ceux qui, jamais
peut être, ne se feront remarquer par des dons brillants. Dorcas n’était nullement prophétesse
comme Débora, ou même les filles de Philippe, mais elle fit beaucoup de bonnes oeuvres et
d’aumônes et l’Ecriture nous le rapporte pour l’inspiration des femmes de tous les temps !
Chez Barnabas, ce fruit se manifeste d’une manière si évidente qu’il est dit de lui qu’il était
un homme de bien, plein d’Esprit-Saint et de foi.
Que le Seigneur donne encore à son Eglise de nombreux hommes de Dieu semblables
à celui qui fut une bénédiction pour l’assemblée d’Antioche.
suite demain
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