30.10.2009
Christ est ressuscité des morts !
La totalité du système de la foi chrétienne repose sur le
fait de la résurrection de Christ, car: « Si Christ n’est pas
ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi
est vaine...Vous êtes encore dans vos péchés » (1 Co
15:14,17).
· La divinité de Christ puise sa meilleure preuve dans sa résurrection,
puisqu’il fut « déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon
l’Esprit de sainteté, par la résurrection d’entre les
morts (Ro 1:4).
· La souveraineté de Christ dépend de sa résurrection, « car
Christ est mort et il est revenu à la vie, afin de dominer sur les
morts et sur les vivants » (Ro 14:9).
· Notre justification, cette précieuse bénédiction, se lie avec la
grande victoire de Christ sur la mort et le tombeau, car il « a
été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification
» (Ro 4:25).
· Notre régénération elle-même se rapporte à sa résurrection.
Nous sommes « régénérés pour une espérance vivante, par la
résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts » (1 Pi 1:3).
· Notre résurrection finale repose sur ce fondement. « Si l’Esprit
de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en
vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi
la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous »
(Ro 8:11).
Ainsi, le fil argenté de la résurrection court tout au long
des bénédictions dont jouit le croyant, depuis sa régénération
jusqu’à son entrée dans la gloire éternelle. « Christ
est réellement ressuscité. Alléluia !
(Ch.Spurgeon)
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26.10.2009
Le Retour de Jésus
L’espérance glorieuse du retour de Jésus pour les croyants
Comme Paul le dit dans 1Thessaloniciens 5/9, nous sommes dans l’attente de l’acquisition de notre salut et des promesses afférentes.
A cause des promesses de Jésus, nous ne sommes plus sans espérance ni dans ce monde, ni au-delà de ce monde :
Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes. 1Corinthiens 15/19
Alors :
Que votre coeur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi.Jean 14/1-3
Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Jean 17/24
L’apôtre Paul l’a enseigné que pour tout ce qui concerne les promesses de notre Seigneur, le oui a été prononcé. N’en doutons point Jésus revient. Il est proche.
Voyons quelques-unes de ces promesses :
a) La paix
Nous soupirons après la rédemption de nos corps et l’accomplissement de la paix divine. Paul l’a écrit :
Il est de la justice de Dieu de vous donner du repos lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance.2Thessaloniciens 1/7
Le Seigneur n’oublie pas les combats de son peuple pour l’Evangile, sa persévérance à marcher dans la foi et la sainteté. Il viendra alors nous « arracher », nous délivrer de ce monde, de la tentation pour nous conduire dans le repos parfait auprès de lui.
b) La consolation
Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.
Apocalypse 21/4
c) La résurrection
Au-delà de la seule promesse de la résurrection et de l’enlèvement, ce à quoi nous aspirons c’est de revêtir notre domicile céleste, 2Corinthiens 5/2. Ce domicile c’est le don d’un corps glorieux incorruptible et immortel tel que Paul le décrit dans 1Corinthiens 15/42-53.
Alors nous dit Jean :
Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous sommes n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. 1Jean 3/2
d) Les récompenses
C’est au Tribunal de Christ que le Seigneur distribuera ses récompenses à ses frères et sœurs fidèles dans la foi et le service :
Car Dieu n’est pas injuste, pour oublier votre travail et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints.Hébreux 6/10
Ainsi Jésus jugera en ses enfants tout le bien et le mal que nous aurons faits étant dans nos corps, 2Corinthiens 5/9-10.
Attention ce jugement ne doit pas être compris dans le sens de sanctions :
- il ne décidera pas du salut, car il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Christ.
- si la perspective de ces récompenses doit nous amener à servir avec persévérance, elle ne doit pas laisser supposer qu’à cause d’échecs dans la foi ou le service, il y aurait des regrets éternels ou des sentiments de frustration. Non ces sentiments de souffrance sont réservés aux perdus mais quant à ses enfants, le Seigneur essuiera toutes larmes.
e) Une communion parfaite
Et l’ange me dit: Ecris: Heureux ceux qui sont appelés au festin de noces de l’agneau! Et il me dit: Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu.
Apocalypse 19/9
Ce festin nous parle de l’accomplissement de toutes nos espérances, l’union profonde entre Jésus et son Eglise, qui devient l’Epouse.
CONCLUSION
Le message concernant le retour de Jésus est avant tout un message d’encouragement pour ceux qui ont perdu des proches sauvés par grâce et de persévérance dans la foi pour les vivants en Christ. Ce message d’assurance et d’espérance atteste au racheté de sa victoire ultime et de son triomphe sur la mort par Christ, Romains 8/2.
Ces textes nous montrent que les morts en Christ et les vivants enlevés recevront tous en même temps leur corps glorifié.
Un jour de grande réjouissance nous attend prochainement, notre délivrance est proche, Luc 21/28.
Notons que Paul reprend dans le texte des Thessaloniciens la même formule que celle qui introduit son passage d’enseignement sur les dons spirituels dans 1 Corinthiens 12, je ne veux pas que vous soyez dans l’ignorance concernant le retour de notre Seigneur. C’est donc un enseignement fondamental sur lequel tout chrétien doit être au clair. Il n’est pas juste donc de dire que l’Eglise sera prise entièrement par surprise, même s’il est vrai que nous ne connaîtrons jamais la date exacte du retour de Jésus.
Nous ne devons donc pas être ignorants des signes qui s’accomplissent devant nous, 1Thessaloniciens 5/4-6 : Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur ; vous êtes tous des enfants de lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes point de la nuit ni des ténèbres. Ne dormons donc point comme les autres, mais veillons et soyons sobres… sinon nous pourrions risquer de subir les mêmes reproches que Jésus adressa aux Juifs de son époque qui ne savaient pas lire les signes spirituels.
Finalement considérons comment la Bible nous enseigne à attendre Jésus, notre Seigneur :
Car on raconte, à notre sujet, quel accès nous avons eu auprès de vous, et comment vous vous êtes convertis à Dieu, en abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils, qu’il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir. 1Thessaloniciens 1/9-10
La Parole nous montre que le disciple de Jésus ne peut pas se contenter simplement d’attendre le retour de Jésus en vue de l’accomplissement des promesses célestes. Ce que le Seigneur attend de chacun d’entre nous, c’est que nous nous engagions à son service. Comme nous sommes conscients que l’enlèvement de l’Eglise est imminent et que l’œuvre devant nous reste grande, nous ne voulons pas déjà nous reposer, mais continuer de servir avec zèle.
Courage, le Seigneur est proche!
Alors nous disons : Viens !... et Jésus répond : Oui, je viens bientôt ! Amen ! Viens, Seigneur Jésus.
Apocalypse 22/17-21
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22.10.2009
Des miracles puissants
Durant la première soirée, Wilfred, un garçon âgé de neuf ans qui, selon sa mère était né aveugle, recouvra parfaitement la vue. Lorsqu’il donna son témoignage sur la plate-forme, il pouvait suivre du regard et saisir avec précision le mouchoir blanc que Reinhard Bonnke faisait bouger devant lui. Sa mère était dans un état de choc, déconcertée. Le jour suivant, lorsque je me rendis chez sa famille, le miracle étonnant fut confirmé également par les tantes, les oncles, la grand-mère, le père et l’entourage du garçon. Tous étaient émerveillés de ce que le Seigneur avait accompli ! On me raconta que sans arrêt le garçon tombait et se cognait aux murs, était tombé dans le feu à la cuisine et ne pouvait jamais être laissé seul … même pas pour une minute !
Maintenant, sa mère regardait Wilfred de la fenêtre où il avait l’habitude de se tenir, et le voyait courir dans la rue, jouer avec les autres enfants. Il devrait aller à l’école ! Son corps frêle était couvert de cicatrices, de brûlures et de plaies en voie de guérison et laissait entrevoir son passé bien triste, mais son large sourire et son regard direct me disaient que quelque chose d’époustouflant venait de se passer. Après trois jours seulement, il était devenu totalement agile, il ne tâtonnait plus en touchant les murs de la maison qui étaient encore couverts des traces de ses mains, mais portait d’une main les emplettes de sa grand-mère sur le chemin du retour… tout en serrant de l’autre son objet favori : le mouchoir de Reinhard Bonnke.
Nuit après nuit, c’était la même chose. A l’âge de quatre ans, ce garçon de dix ans maintenant, avait perdu la faculté de parler et d’entendre lorsque les quatre enfants de la famille avaient été touchés l’un après l’autre par une maladie mystérieuse. « C’était de la sorcellerie », expliqua le jeune père de Wilson, Linois. « Toute notre famille était sous une malédiction, et maintenant nous en sommes libres ! » Le jeune Wilson pouvait maintenant dire quelques mots et pouvait presque entendre avec précision, même des sons venant dans son dos. Trois jours plus tard, je le visitai à nouveau et il était aussi bavard qu’une pie. Quelque chose s’était vraiment passé et son visage rayonnant en témoignait.
L’expression « l’annonce de l’Evangile fut suivie de signes et de miracles » fut exactement se qui se passa à Ikom. Chaque soir, après la prédication de la Parole, il y eut la prière pour les malades et une multitude de maux et de maladies fut spécifiquement nommée. Un homme, cependant, témoigna d’une guérison bien inhabituelle et puissante. Il raconta que le jour précédent, après la prière de Reinhard Bonnke pour les malades, il était rentré à la maison et avait été réveillé par des bruits étranges venant de sa jambe jadis blessée. Sa femme et lui-même pouvaient entendre ses os grincer et se mouvoir !
Quelques années auparavant, il avait eu des fractures multiples dans le bas de sa jambe qui était maintenant courbée et plus courte que l’autre de 12,7 cm. Depuis, David boitait et trainait la jambe gauche. Mais maintenant, comme l’avait confirmé sa famille, son chef et son village entier, il se tenait parfaitement droit et pouvait marcher normalement. Sa jambe portait encore de grandes cicatrices et son genou gauche était plus bas que le droit, mais néanmoins, ses jambes semblaient avoir la même longueur et son pied était parfaitement positionné !
De grands fruits et de grandes bénédictions
Dans cette région agricole où le cacao, la noix de kola, la cassave et l’igname sont produits, il y eut une moisson abondante. La forêt laissait retentir les chants de groupes joyeux de personnes travaillant à la moisson des produits équatoriaux. Les noix de cacao furent exposées au soleil afin de sécher, les cassaves cuites dans des grandes poêles sur de grands feux en plein air avant d’être tamisées. C’était un temps de grandes bénédictions pour ces gens. Néanmoins, leurs cœurs débordaient de joie à cause d’une autre moisson, bien plus importante, qui amènerait de bien plus grandes bénédictions dans leurs vies : c’était la moisson d’âmes de la campagne d’évangélisation à Ikom. Un message de paix avait détruit les forteresses de l’ennemi ; des malédictions et des liens avaient été brisés, laissant la place à de grandes bénédictions dans la vie de ces hommes et ces femmes.
Source : www.bonnke.net/cfan/fr/evenements/afrique-20062007/ikom
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18.10.2009
Une rencontre étonnante avec un rabbin à Jérusalem
Jusqu’à présent, Barbara Richmond a gardé pour elle-même cet évènement exceptionnel ; mais, elle se sent maintenant amenée à partager sa miraculeuse expérience, qui s’est déroulée à Jérusalem en 1995, et qui concerne un groupe de rabbins.
Il ne fait aucun doute que Barbara est un témoin entièrement fiable. Elle est la dirigeante d’un ministère de femmes au sein d’une grande église située dans le centre de la Floride, église que je connais personnellement et dont je connais le Pasteur ; elle est également un orateur de qualité, auteur, maître de conférences et aussi une enseignante de la Bible appréciée par ses élèves.
En Septembre 1995, Barbara conduit un groupe en Israël, comme elle le fait fréquemment. Pendant une journée libre, sans aucune activité organisée, elle part avec plusieurs personnes de son groupe pour faire du shopping dans la vieille ville de Jérusalem.
Elle raconte : C’était un très bel après-midi et j’étais adossée contre un des vieux murs de pierres, me laissant aller à prier et à apprécier de me trouver là où j’étais.
Tout à coup, elle entendit derrière elle la voix d’un homme qui appelait « Barbara ». Elle se retourna pour regarder, mais ne vit personne qu’elle connaissait. Le seul homme qui se trouvait dans la rue était un homme qu’elle décrit comme vêtu entièrement de noir, portant une grosse barbe et des cheveux bouclés sur les côtés ; c’était un rabbin orthodoxe.
Elle se dit qu’il ne pouvait être celui qui l’avait appelée, parce qu’un rabbin n’aurait jamais adressé la parole à une femme en public. Evitant alors de le regarder avec insistance, car elle savait que cela pouvait l’offenser, elle se retourna pensant qu’elle s’était trompée.
Quelques secondes plus tard, elle entendit la même voix qui disait : « Vous ne vous appelez pas Barbara ? » Elle se retourna de nouveau et découvrit que le rabbin la fixait du regard. « Venez, n’ayez pas peur » dit-il. Elle se déplaça vers lui. Il se présenta à Barbara et lui dit : « J’habite ici à Jérusalem et je voulais vous dire que je suis un croyant en Yéshoua/Jésus, qui est le Messie. En fait, nous sommes une communauté de 40 rabbins et étudiants de l’école rabbinique où nous étudions la Torah, et le Ruach Ha’Kodesh (Saint-Esprit) nous a révélé que Jésus est le Messie. »
Le cœur de Barbara fut si touché par cette action du Saint-Esprit, qu’elle fondit en larmes.
Le rabbin ajouta : « Actuellement, nous sommes des croyants en secret, non parce que nous sommes dans la crainte, mais parce que le Seigneur, le Saint-Esprit, nous a seulement dit de prier pour le peuple juif, alors nous nous retrouvons à minuit et prions ».
Barbara lui demanda franchement : « Mais, comment me connaissez-vous ? Pourquoi me dites-vous cela ? » Le rabbin se mit à rire et répondit : « Je ne vous connais pas ; mais, hier soir, pendant que nous étions en train de prier, un des autres rabbins s’est approché de moi, il a mis sa main sur mon épaule et m’a dit : « Demain après-midi à 14 h 00, va dans telle rue (cette rue même dans laquelle ils se trouvaient actuellement), et là tu trouveras une américaine avec des cheveux noirs : elle s’appelle Barbara. Donne-lui ce message de la part du Seigneur ».
Le rabbin communiqua le message en question à Barbara, puis ils parlèrent encore quelques minutes et, avant de se quitter, il lui demanda : « Quel est votre travail ? »
Barbara expliqua qu’elle enseignait la Bible. A ces mots, son visage s’illumina et il répondit : « Seriez-vous intéressée par quelques notes que j’ai prises depuis que je suis devenu un croyant en Jésus et que j’étudie ses paroles ? » Elle dit : « Oui, bien sûr ! ».
Plus tard, le rabbin fit déposer à l’hôtel de Barbara quelques notes manuscrites mettant en évidence un aperçu de la pensée hébreu contenue dans des passages de l’Evangile, pensée qu’il est difficile de faire ressortir avec des mots anglais ou grecs. Toutes ces notes forment la trame d’un livre qui s’intitule : « Jewish insights into the New Testament ».
Avant de partir, le rabbin lui dit : « Quand notre témoignage deviendra public, je suis sûr que nous nous reverrons ».
Barbara s’est rendue plusieurs fois en Israël depuis, mais elle n’a jamais revu ce rabbin en personne, pas plus qu’elle n’a révélé son nom, respectant ainsi sa volonté.
Cependant, lors d’une conversation téléphonique, qu’elle eut avec lui en 1997, il lui raconta comment d’autres personnes se sont jointes à eux pour partager leur foi en Jésus et ont demandé les prières de ceux qui forment le CORPS DE CHRIST dans les autres parties du monde.
Traduction de « A startling encounter with a Rabbi in Jerusalem »
by Jim Bramlett, USAF Lt Col. (ret), Assistant to the President
Campus Crusade for Christ International
Preface “Jewish Insights into the New Testament”
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14.10.2009
Rose Price – Noël dans un camp
Pologne – 1940
Rose Price, Juive messianique vivant actuellement aux Etats-Unis, avait 13 ans en 1940 lorsqu’elle fut arrêtée, elle et toute sa famille, par les Allemands en Pologne.
Rose et sa sœur survécurent à quatre années de camps de concentration : Treblinka, Bergen-Belsen, puis Dachau où elles furent libérées en 1944.
(Son témoignage est paru dans le numéro d’avril 1994 du « Berger d’Israël »).
Parmi ses terribles souvenirs, elle nous parla des nuits où elle et ses compagnes devaient subir « l’appel » et rester debout, dehors, dans le froid glacial de l’hiver. Nombreuses furent celles qui tombèrent mortes de froid !
Elle nous parla aussi d’un souvenir particulièrement douloureux et humiliant : une longue nuit d’appel, celle du 24 au 25 décembre. Pendant ces heures glaciales, elle et ses compagnes de captivité voyaient les maisons illuminées des gardiens, des soldats et des officiers allemands car on y fêtait Noël, le Réveillon, … ! Malgré l’éloignement des maisons, elles ont entendu le chant des cantiques des nazis et senti l’odeur du repas. Elle nous a dit, avec une émotion intense, la souffrance physique et morale qu’elle a ressentie durant ces heures. Il est compréhensible qu’elle eut tant de mal à entendre parler de Jésus comme étant le Messie promis par Dieu au peuple juif.
USA - 1970
Depuis 1945, Rose Price vit aux Etats-Unis où elle s’est mariée et où elle a élevé ses enfants.
Puis, il y a 15 ans, elle a eu le courage de formuler cette ardente prière : « Dieu de mes pères, Abraham, Isaac et Jacob, révèle-moi la vérité concernant Yeshoua-Jésus-le Messie. Est-il réellement le Messie que tu as promis à Israël ? Nous avons tant souffert de la part de ceux qui prononcent son nom et se disent ses disciples. » C’est ce jour-là que le Messie entra dans sa vie et dans son cœur comme son Goël, son Sauveur. « Mais, dit-elle, il y eut encore bien des combats violents car le passé était si douloureux et amer. Il me fallait apprendre à pardonner… à pardonner comme Dieu m’a pardonné.»
Berlin - 1981
En 1980, on lui demanda de venir témoigner, en tant que Juive messianique, dans un grand rassemblement qui devait avoir lieu à Berlin. Elle fut bouleversée à l’idée de retourner… là-bas… et elle s’est mise à genoux pendant de longues heures pour discuter avec son Messie, dans la prière. Cela dura plusieurs mois ; mais, petit à petit, délicatement, Dieu pansa ses plaies et lui ôta l’amertume qui lui rongeait le cœur. Elle s’est alors souvenue de la parole que le Messie a laissée à ceux qui veulent réellement être ses disciples.
« … Lorsque vous êtes devant Dieu pour prier, si vous avez du ressentiment contre quelqu’un, pardonnez-lui le mal qu’il vous a fait afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne, lui aussi, vos fautes… (Marc 11.25-26 ; Matthieu 6.14-15).
Elle comprit que si Dieu lui avait accordé la vie éternelle et le pardon par le sacrifice de Son Fils, elle devait, elle aussi, accepter de pardonner. Ainsi, Rose Price s’est rendue à Berlin…
Elle s’est assise dans un stade où les foules avaient écouté Hitler parler de haine, de guerre et de massacres. Puis, elle dût se lever pour parler à ces hommes et ces femmes venus en grand nombre en cet été 1981. Elle a supplié son Messie et son Sauveur de l’aider, non seulement à pardonner les souffrances, les humiliations, les morts…, mais aussi à aimer et à redécouvrir l’image de Dieu en tous ceux qui avaient jalonné sa vie.
Il y avait, ce jour-là, 37 000 personnes dans ce stade et, autour d’elle, des drapeaux de France, d’Angleterre, de Russie, des Etats-Unis, d’Allemagne… et d’Israël.
Elle reçut le courage et la puissance pour témoigner, elle, la juive rescapée des camps de concentration, de ce que le Messie avait fait dans sa vie. Elle cita, avec une profonde émotion le chapitre 53 du prophète Esaïe :
« Qu’ils sont beaux les pieds du Messager de Bonnes Nouvelles, de celui qui dit à Sion : Ton Dieu règne ! ... Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur connaissant la souffrance … il fut méprisé et nous n’avons fait de lui aucun cas. Et pourtant, ce sont nos souffrances qu’il a portées… et il était transpercé à cause de nos fautes. Le châtiment que nous méritions est tombé sur Lui … Il a été emporté par l’angoisse et par le jugement, et parmi ceux de sa génération qui s’est soucié qu’il était retranché de la terre des vivants à cause des péchés de mon peuple ? … Il s’est livré lui-même à la mort … et il a intercédé en faveur des coupables ». Isaïe 52.7 & 53.12
Lorsque Rose Price est descendue du podium d’où elle avait parlé de son Sauveur, cinq hommes se sont approchés d’elle et lui ont dit : « Nous étions nazis et nous avons été vos bourreaux. Pourrez-vous nous pardonner ? »
Elle a répondu : « Si Dieu m’a offert son pardon par le sacrifice de Son Fils, moi aussi je dois vous pardonner ! »
Et l’un de ces hommes est tombé à terre en pleurant : il avait été gardien à Dachau.
Profondément émue, Rose Price aida cet ancien nazi à se relever ; il était venu à Jésus, le Roi des Juifs, afin d’être sauvé. C’est ce que Dieu avait promis à notre père Abraham : « Toutes les familles de la terre seront bénies en toi ». Venez maintenant à celui qui est « la lumière pour éclairer les Nations, et la gloire d’Israël peuple de Dieu ».
Mais, aujourd’hui comme dans le passé, qui veut s’arrêter pour écouter attentivement, et méditer, sur ce que Dieu veut nous apprendre ?
Jacques GUGGENHEIM
Source : « Le Berger d’Israël – Avril 1994 »
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10.10.2009
La foi et la crainte de Dieu - Franck Lefillatre
Il y a quinze jours, nous avons parlé de foi et d'irréprochabilité, et nous avons vu combien cette notion est
chère à Dieu. Puis, nous avons parlé sur une foi qui sait se couvrir et rendre la gloire à Dieu exclusivement,
c'est-à-dire une foi qui ne s'expose pas, ne se met pas en avant, mais qui met toujours Jésus-Christ au
premier plan.
Ce matin, nous parlerons de la foi avec la crainte de Dieu. Nous lisons dans (Jér.32/36-41) : « ...Et Je
mettrai Ma crainte dans leur coeur afin qu'ils ne s'éloignent pas de Moi... » La foi nous permet d'être
agréables au Seigneur. (Héb.11/6) dit : « Or sans la foi il est impossible de Lui être agréable... » Dieu ne
recherche pas premièrement nos oeuvres, nos mérites. Son désir est que nous ayons confiance en Lui et
dans Sa Parole. Ce verset nous dit aussi : « car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu
existe, et qu'Il est le rémunérateur de ceux qui Le cherchent. » Si sans la foi, il est impossible de plaire à
Dieu, nous verrons qu'autour de l'idée de crainte de Dieu, il y a deux verbes qui gravitent : s'approcher ou
s'éloigner de Dieu.
Le seul moyen pour s'approcher de Dieu en Jésus-Christ, c'est la crainte de l'Eternel associée à la foi en
Jésus-Christ. Jérémie l'exprime dans une perspective opposée, négative : « Je mettrai Ma crainte dans leur
coeur afin qu'ils ne s'éloignent pas de Moi. » La crainte de Dieu nous permet de nous approcher de Lui et
nous garde quant à nous éloigner de Lui. Je prens un exemple, c'est l'histoire de la Révélation de Dieu sur
le Mont Sinaï lorsque le peuple est dans la vallée au pied de la montagne dans (Ex.20/ 18-21) : « Tout le
peuple entendait les tonnerres et le son de la trompette ; il voyait les flammes de la montagne fumante. A
ce spectacle, le peuple tremblait, et se tenait dans l'éloignement...Moïse dit au peuple : Ne vous effrayez
point ; car c'est pour vous mettre à l'épreuve que Dieu est venu, et c'est pour que vous ayez Sa crainte
devant les yeux, afin que vous ne péchiez point. Le peuple restait dans l'éloignement ; mais Moïse
s'approcha de la nuée où était Dieu. » La crainte est ce qui nous garde dans le périmètre du salut. La
crainte de l'Eternel est le premier pas qui nous fait entrer dans le salut, puisque la crainte de l'Eternel est le
commencement de la sagesse. A l'opposé, elle nous empêche de nous éloigner, de rompre complètement
avec Dieu lorsque nous sommes en train de défaillir.
Pour nous approcher du Dieu Tout-Puissant, il nous faut donc la crainte de l'Eternel, car c'est cette crainte
de Dieu associée à la foi, qui Lui est agréable. C'est ce que nous voyons avec Israël qui s'est maintenu
dans l'éloignement et Dieu dit : « Je veux marquer leur coeur, je veux qu'ils aient la crainte de Moi. » Nous
pouvons dire qu'un jour, Dieu a marqué nos coeurs. La crainte n'est pas quelque chose qui est venue
naturellement. Jérémie dit de la part du Seigneur : « Je mettrai Ma crainte dans leur coeur. » Certes,
certaines personnes sont plus disposées à craindre Dieu, mais pour d'autres, c'était peut-être votre cas,
vous n'aviez aucune crainte de Dieu. Heureusement, un jour, le Seigneur planta dans notre coeur la crainte
de l'Eternel.
Arrêtons-nous un instant pour comprendre ce qu'est le mot crainte. Voyons sa définition. (1 Pier.2/17) : «
Honorez tout le monde, aimez les frères ; craignez Dieu ; honorez le roi. » Nous sommes appelés à aimer
les frères, honorer ceux qui nous gouvernent mais quant à Dieu, il s'agit de le craindre. Que dire de cette
idée de crainte ? Beaucoup de sentiments circulent au milieu de nous quant à cela. Nous essaierons d'y
mettre de l'ordre ce matin. Beaucoup sont mal à l'aise quand on parle de crainte de Dieu. Pour eux, Dieu
est un Père et il n'y a que de l'amour en Lui. On brandit aussi cette parole (1 Jn.4/18) : «L'amour parfait
bannit la crainte ». Et on dit : « Il ne peut y avoir de crainte puisqu'on est dans l'amour parfait. » D'autres
répondent : « C'est vrai mais il faut quand même craindre le Seigneur. »
Pour la majorité d'entre nous la crainte est un profond sentiment de respect, d'honneur, de révérence et
d'adoration. L'adoration est l'expression de cette crainte, de ce respect de qui Il est, de Sa majesté, de Sa
gloire. La crainte de l'Eternel s'exprime surtout à l'égard de la sainteté, de la pureté, de la perfection de
notre Dieu.
Mais ce n'est pas suffisant, la vérité est qu'il faut plus. Le verbe grec donnant craindre en français est «
phobéo » le substantif associé en français est phobie (une peur maladive). Cela donne une autre
dimension à l'idée de crainte du Seigneur. Que veut dire « phobéo » ? Evidemment cela ne veut pas
simplement dire : « avoir un profond sentiment de respect, honorer, vénérer ». Il veut dire : effrayer,
trembler, apeurer. Les noms associés à ce verbe sont : effroi, frayeur. Ce sont des mots que l'on trouve
dans les Evangiles.
Lorsque l'homme pécheur entre en contact avec le Dieu saint, il est saisi d'effroi. Par exemple dans
(Lc.5/4-9), alors qu'il avait passé toute la nuit à pêcher sans rien prendre, Jésus dit à Pierre : «Jette les
filets » et il ramena son filet, plein de poissons. Que fit Pierre ? Il se prosterna devant le Seigneur, et Lui dit
: « Retire-Toi de moi car je suis un homme pécheur et l'épouvante l'avait saisi. » Ce mot 'épouvante' est le
mot « phobéo » en grec. On est loin de la simple idée de respect. L'épouvante avait vraiment saisi Pierre
devant la puissance de Jésus : « Retire-Toi de moi, qui suis un homme pécheur. » Sur la Croix, deux
hommes sont cloués aux côtés du Seigneur. L'un se moque et l'autre se tourne vers le Seigneur en disant :
(Lc.23/39-43) : « Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation...et il se tournera vers Jésus
et dira : Souviens-Toi de moi, quand Tu viendras dans Ton règne... »
Il y a encore un autre effroi, il se manifeste par admiration et révélation. La révélation de Dieu amène les
hommes dans la crainte de Dieu. Deux exemples, le premier dans (Lc.9/28-36). C'est le passage de la
Transfiguration, Pierre, Jacques et Jean sont sur la Montagne, ils ont accompagné Jésus. Le ciel s'ouvre,
c'est extraordinaire, ne sachant que dire Pierre s'exclame (v.33) : « Dressons trois tentes... » Mais ce n'est
pas seulement ce que le texte dit (v.34) : «...Comme il parlait ainsi, une nuée vint les couvrir ; et les
disciples furent saisis de frayeur... » Là encore apparaît le mot grec « phobéo », crainte. Quand le ciel
s'ouvrit devant eux, le sentiment venant aux disciples, fut un de terreur. Une crainte les avait saisis, un
effroi devant cette gloire se manifestait. Le deuxième exemple, sur l'île de Patmos, vivait un vieillard,
l'apôtre Jean. Sur cette île, le Seigneur se révéla encore à lui. Jean vit alors Jésus-Christ glorifié, portant un
vêtement blanc de sacrificateur, une ceinture d'or, ses cheveux étaient blancs comme de la laine. Il le vit
dans Sa gloire céleste. (Apoc.1/17) dit : « Quand je Le vis, je tombais à Ses pieds comme mort. Il posa Sa
main droite sur moi, en disant : Ne crains point ! Je suis le Premier et le Dernier. » Ne crains pas, ne sois
pas effrayé, ne sois pas épouvanté !
Il suffirait aussi de réfléchir aux hommes de l'Ancien Testament. Abraham offrit un sacrifice (Gen.15/7-16).
Il partagea les animaux en deux. C'est à ce moment (v.12) qu'un sentiment de terreur descendit sur lui.
Moïse était devant le buisson ardent (Ex.3/6). Il se cachait le visage, car il avait peur de regarder Dieu. Il en
fut de même d'Elie sur la montagne. Quand quelqu'un entre dans la présence de Dieu, et reçoit une
révélation du Seigneur, il connaît un moment d'effroi, car il est comme écrasé. Regardez Daniel recevant
des visions, qu'elle fut sa réaction ? (Dan.8/27) : « Moi, Daniel, je fus languissant et malade... » Ezéchiel,
après avoir reçu la vision du char divin, tomba malade pendant plusieurs jours. Aujourd'hui, quand les gens
ont des révélations du Seigneur, la première chose qu'ils font est de se répandre sur des sites Internet afin
d'ameuter le monde entier. Tous les hommes de Dieu de la Bible qui reçurent une révélation du Seigneur,
exprimèrent premièrement de l'épouvante. Evidemment, ce n'est pas bien de parler ainsi, ce n'est pas du
tout un langage moderne. Aujourd'hui, on veut un Dieu qui ne fait pas peur... sinon les gens ne viendront
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jamais à Lui. Ce n'est pas ce que la Bible nous montre.
Concernant le chemin du salut, sans crainte de Dieu, il n'y a pas de salut. (Ps.14/1) : « L'insensé dit dans
son coeur : Il n'y a point de Dieu ! » Sans cette crainte, les hommes vivent comme ils veulent sans avoir de
compte à rendre. Dans les chapitres un à trois de l'épître aux Romains, Paul met en évidence que tous les
hommes, Juifs ou non-Juifs, sont tous pécheurs. (Rom.3/9) : «...Tous sont sous l'empire du péché... » Et un
peu plus loin, reprenant un Psaume : « La crainte de Dieu n'est pas devant leurs yeux. » Ils s'encouragent
dans cette voie-là (Rom.1/32) : « Non seulement ils font de telles choses, mais ils approuvent ceux qui le
font. » C'est ce que l'on voit aujourd'hui. (Rom.1/18) conclue : « A cause de cela la colère de Dieu se
manifeste envers eux. » Il n'est pas dit : « La colère de Dieu se manifestera » dans ce cas-là on pourrait
comprendre : « Au temps du Jugement ». Mais l'apôtre utilise un présent : « La colère de Dieu se manifeste
envers eux, car ils retiennent la vérité captive». Un peu plus loin, (v.20), il écrit : « Les hommes sont
inexcusables de ne pas craindre Dieu. » La Création témoigne de Dieu. L'idée de l'évolutionnisme de
Darwin est à la base de la religion athée qui règne dans notre pays. Sans l'idée d'évolution, notre société
ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui, car cette idée permet de se débarrasser de toute la Bible. Elle
permet de mettre un trait rouge sur le premier verset de la Bible (Gen.1/1) : « Dieu créa ... » A partir du
moment où l'on peut se débarrasser du premier verset le reste de la Bible, vous pouvez la mettre toute
entière dans un musée. En se débarrassant du Dieu Créateur, les hommes estiment qu'ils n'ont pas de
compte à Lui rendre qu'Il existe ou non ! Donc ils seraient libres de faire ce qu'ils veulent.
Paul dit : « Ils sont inexcusables ». Car la Création entière, dans sa complexité, dans sa diversité, dans son
étendue du plus grand au plus petit témoigne de la gloire de Dieu. A cause de cela, par trois fois, il écrit
que puisqu'ils ne veulent pas honorer Son Nom, Dieu les livre à l'impureté, aux passions infâmes, à leurs
sens réprouvés. Cela veut dire qu'Il avait mis des limites pour entourer et préserver l'homme en disant : «
Dieu créa ». L'homme s'affranchissant de ce cadre divin et prétendant ne pas trembler devant Son Nom,
Dieu dit : « Débrouilles-toi ». Il les a donc livrés et la colère de Dieu se manifeste ainsi.
Dieu merci, il existe des hommes autour de nous ayant la crainte de Dieu. Les missionnaires rapportent
que, beaucoup de gens dans les pays musulmans craignent Dieu. Ils ont simplement besoin d'être orientés
vers l'Evangile, et de comprendre qui est le véritable Sauveur, le véritable Dieu dans les cieux.
La Bible nous montre des hommes craignant Dieu. De Corneille, qui n'était pas Juif mais officier romain, il
est dit qu'il était pieux, craignait Dieu et pratiquait des aumônes. Il ne connaissait pas le Seigneur, mais il
avait entendu parler du Dieu d'Israël. Il affectionnait peut-être le monothéisme face à toute l'idolâtrie
romaine. Il y a des gens qui aiment l'Evangile, mais ils ne le connaissent pas comme le chemin du salut.
Nous prions que le Seigneur puisse nous utiliser comme Il a utilisé Pierre. Ceux qui témoignent
régulièrement du Seigneur peuvent rapporter qu'au moins une fois, ils ont été conduits vers des « Corneille
». Nous ne les connaissions pas, mais Dieu les connaissait. Dieu reconnait la crainte, le respect et
l'honneur dus à Son Nom qui existent dans le coeur de certains hommes. Il Lui plait de les sauver par le
témoignage de Sa Parole. Oui, la crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse. C'est le
premier pas vers le salut. Toutefois, la crainte de Dieu ne suffit pas pour être sauvés, c'est le
commencement, c'est une bonne disposition de coeur. Mais ce n'est pas parce que quelqu'un craint le
Seigneur qu'il sera sauvé. Cela serait un faux évangile, ce serait peut-être un évangile très moderne. On
dirait : « Il craint Dieu, il Le respecte, tout va bien. » Oui, mais qu'y a-t-il au-delà de cette crainte ?
Seulement une bonne disposition de coeur, une bonne moralité ? Insuffisant malgré tout car le seul moyen
pour être sauvé est de croire dans la Parole de Christ. Donc ceux qui craignent Dieu doivent entendre
l'Evangile à la manière de Corneille, pour se repentir et placer leur foi en Jésus et c'est alors qu'ils seront
sauvés.
Jérémie dit : « Je mettrai Ma crainte dans leurs coeurs ». C'est la première oeuvre du Saint-Esprit. Il
cherche à marquer nos coeurs. Dans (Ex.20/20), il est dit : « C'est pour que vous ayez Sa crainte devant
vos yeux, afin que vous ne péchiez point. » Dieu veut imprimer nos coeurs de la crainte de Son Nom. Dans
(Jn.16/8), Jésus l'appelle conviction : « Quand Il sera venu, Il convaincra le monde en ce qui concerne le
péché, la justice et le jugement. » Le Saint-Esprit convainc de péché, de justice et de jugement. Les
traductions ne sont jamais très simples par rapport à la langue grecque, celle-ci est beaucoup plus riche
que le français. Et il faut bien comprendre ce qu'il y a derrière ce mot de conviction. Pour nous, une
conviction, c'est une idée forte mais en grec, le verbe pour convaincre est condamner. C'est étonnant, on
pense que Jésus n'est pas là pour condamner mais le texte dit que le Saint-Esprit condamne de péché, de
justice et de jugement. Ce n'est donc pas simplement mettre en nous une conviction comme nous le
penserions aujourd'hui, c'est un sentiment profond de perte irrémédiable. Quand on réfléchit à la
repentance, non pas seulement sous l'angle d'une conviction mais d'une condamnation, alors les choses
changent. Dieu marque les coeurs et montre à l'homme qu'il est un pécheur perdu. Il est convaincu de
péché, pas seulement à cause de mauvaises actions mais de sa nature pécheresse.
Cet état de pécheur expose tout homme à la justice de Dieu. Quand le pécheur fait face à la justice de Dieu
sans le sang de Jésus, une condamnation irrémédiable est prononcée. Je lisais une très belle étude sur
l'épître de Jean d'un pasteur de nos assemblées. Il y montre que l'on considère Jean comme l'apôtre de
l'amour, celui qui a écrit : « Dieu est amour ». Mais ce pasteur met en évidence un fait qui est trop souvent
sous-estimé, c'est qu'avant qu'il soit écrit : « Dieu est amour », il est écrit au début de l'épître : « Dieu est
lumière ». Il expose tout à Sa lumière, et ce que la lumière révèle, c'est le péché. L'amour de Dieu vient
après la lumière du Seigneur. Voilà des choses moins populaires. Comment gagner des gens avec cet
Evangile ? C'est oublier que c'est le Saint-Esprit qui fait l'oeuvre.
Dans cet état de condamnation, à l'écoute de l'Evangile, la première figure de Dieu que l'on rencontre n'est
pas Dieu le Père, mais Dieu le Juge à qui nous rendrons compte. C'est là que l'on comprend que la crainte
n'est pas seulement d'honorer et de respecter le Seigneur. Quelque part, un sentiment de peur se
manifeste. Il est vrai que les prédicateurs des 18ème et 19ème siècles, notamment les revivalistes
américains, prêchaient en accentuant exagérément sur la peur, menaçant leurs auditoires des flammes de
l'enfer... Ils allaient certainement trop loin mais ils prêchaient sérieusement la crainte de Dieu. Il y a dans le
ciel un Juge, à qui nous devons rendre compte. Et devant le Juge, le justiciable a un sentiment de peur.
(Ps.22/24) : «...Vous tous qui craignez l'Eternel, tremblez devant Lui. » On dira : « Cela, c'est l'Ancien
Testament ». Mais Jésus a dit (Mat.10/28) : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent
tuer l'âme ; craignez plutôt Celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne. » Celui-là, c'est
Dieu. Ayez peur devant Lui. Ce n'est pas forcément l'Evangile que nous avons l'habitude d'entendre. Mais
l'Evangile de la crainte de Dieu est à la base de toute véritable et profonde conversion.
Je voudrais également vous montrer que la crainte de Dieu a un double aspect. D'abord, une peur à cause
de ma situation personnelle : je suis un pécheur, mais aussi une crainte à cause de Dieu, car Lui est saint.
Elle s'exprime à deux niveaux, comment puis-je m'approcher de Lui et ensuite me tenir dans Sa présence ?
Lorsque Dieu met Sa crainte dans nos coeurs, deux choses se produisent. Premièrement, une tristesse à
cause du péché mais cette tristesse conduit à la repentance (2 Cor.7/ 9) : « Je me réjouis à cette heure,
non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que cette tristesse vous a portés à la
repentance...En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais...
» Cette tristesse marquée par Dieu, quant à notre situation, s'exprime dans la crainte et nous amène à la
repentance. Là, que saisissons-nous ? Le pardon et le salut. La tristesse selon Dieu nous conduit dans la
repentance mais Dieu nous relève, et dit : « Maintenant regarde à Mon Fils, car J'ai pourvu pour ton salut.
Je pardonne tes péchés. » Alors la tristesse à cause disparaît à cause du pardon donné à celui qui croit.
Deuxièmement, il y a aussi cette peur d'être devant Dieu : « Seigneur, Tu es Juge, Tu es Saint, que vais-je
devenir ? » Quand nous sommes dans cette peur, cet effroi, nous sommes sans voix devant le Seigneur,
nous nous soumettons, c'est l'obéissance de la foi, et celle-ci amène à la réconciliation avec Dieu.
Voilà
l'oeuvre de la crainte de l'Eternel. Dieu marque nos coeurs par Son Esprit et Sa Parole. Il arrive que cette
oeuvre d'implantation de la crainte de Dieu dans le coeur de l'homme nécessite une action divine énergique,
notamment à cause de la dureté des coeurs. Considérons Saul de Tarse, certainement celui-ci craignait
Dieu à sa façon mais en tout cas il ne craignait pas Jésus-Christ. Voilà que le Seigneur le percute et cet
homme abattu se tourne vers le Seigneur et Dieu change sa vie. Quand Dieu met Sa crainte dans nos
coeurs, ce n'est pas pour nous garder dans la peur, la culpabilité et l'accusation, c'est pour nous offrir Son
pardon et Sa réconciliation. Dieu change la tristesse en joie. Il change la peur en paix. C'est alors que
l'Esprit Saint répand dans nos coeurs l'amour de Dieu.
J'en arrive à (1 Jn.4/18) : « La crainte n'est pas dans l'amour, mais l'amour parfait bannit la crainte ; car la
crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n'est pas parfait dans l'amour. » L'amour est venu en nous,
car nous sommes passés par ce sentiment de crainte. Dieu a transformé tout cela pour nous amener à la
joie, la paix et l'amour. Quand l'amour de Dieu vient dans nos coeurs, que se passe-t-il quant à la crainte de
Dieu ? Le chrétien ne craindrait-il plus Dieu, car il serait parfait dans l'amour ? Regardons (Es.33/6) : « Tes
jours seront en sûreté ; la sagesse et l'intelligence sont une source de salut ; la crainte de l'Eternel, c'est là
le trésor de Sion. » Frères et soeurs, pour nous la crainte de Dieu est un trésor et nous ne nous
débarrassons pas d'un trésor. La crainte de notre Dieu est le trésor de Sion et celui de l'Eglise.
Je m'adresse à des chrétiens en paix avec Dieu, réconciliés par le sang de Jésus-Christ, appelant Dieu,
leur Père. Comprenons bien, nous avons dit que pour nous approcher de Dieu, il faut la crainte de Son
Nom, non pas une crainte apeurée mais une crainte qui devient une relation d'amour avec Lui. Il s'agit de
bien s'entendre sur ce qu'est la crainte du disciple pour son Seigneur. (Es.29/13), ce sont des paroles que
Jésus reprit dans l'Evangile de Marc : « Le Seigneur dit : Quand ce peuple s'approche de Moi, il M'honore
de la bouche et des lèvres ; mais son coeur est éloigné de Moi. Et la crainte qu'il a de Moi n'est qu'un
précepte de tradition humaine. » Quelle est la valeur de cette crainte ? On peut présenter des formes
extérieures de la crainte de Dieu. Cela n'impressionne pas Dieu, car Il sait ce qu'il y a dans les coeurs.
Notre crainte doit s'exprimer dans une relation véritable avec Lui. Nous devons considérer que, pour notre
vie chrétienne, la crainte de Dieu est un don. (Es.11/2-3) : « L'Esprit de l'Eternel reposera sur Lui : Esprit de
sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l'Eternel. Il
respirera la crainte de l'Eternel... » Quand le Seigneur met Son Esprit sur nous, nous respirons la crainte de
l'Eternel.
Jérémie dit : « Et Je mettrai Ma crainte dans leurs coeurs... » et la deuxième partie de la phrase ajoute : «
afin qu'ils ne s'éloignent pas de Moi. » La crainte garde le chrétien, elle agit comme une espèce de
barrière, une clôture. Elle définit le périmètre du salut. Si je suis à l'intérieur de cette clôture, je suis en
relation avec mon Dieu, dehors, je suis comme l'insensé qui dit : « Il n'y a point de Dieu. » Un jour, le
Seigneur nous fait pénétrer à l'intérieur de cette clôture et ferme la porte avec un gros cadenas. Pour nous,
la crainte du Seigneur est un cadenas verrouillé. Imaginez ce périmètre du salut, comme une barrière
infranchissable avec une porte et un cadenas bien verrouillé. Nous pouvons nous éloigner du Seigneur,
cela a peut-être été le cas dans votre vie, mais il y avait cette crainte de l'Eternel, et vous disiez : « Je ne
peux pas aller au-delà, car je sais que derrière c'est fini. » Le Seigneur appelle le franchissement de l'ultime
barrière, 'le blasphème contre le Saint-Esprit', l'épître aux Hébreux l'appelle, 'l'outrage au sang de
Jésus-Christ'. Au fur et à mesure que nous avançons dans notre vie chrétienne vers Lui dans la crainte et
dans la foi, Dieu ferme des barrières. Il y a des choses que l'on abandonne, on ferme la porte et le sang de
Jésus est sur cette porte. Plus on avance vers la Montagne de sainteté, et plus le Seigneur ferme des
portes.
Que se passe-t-il quand on s'éloigne du Seigneur? La tentation revient et elle pousse à rouvrir ce qui a été
fermé par le Seigneur. En général, on repasse toujours par les portes fermées précédemment. Une porte
doit toujours demeurer fermer, celle de la crainte de l'Eternel. Si cette porte est forcée, on entre dans une
zone irrécupérable. Le chrétien qui perd la crainte de l'Eternel blasphème contre le Saint-Esprit, il outrage
le sang de Jésus. Il y a des chrétiens qui s'éloignent de plus en plus du Seigneur, ils peuvent tomber dans
des péchés mais Dieu est capable d'aller les chercher... Par contre, rien qu'à l'idée de briser le cadenas de
la crainte de Dieu, notre coeur, notre esprit est comme bouleversé. Y a-t-il des chrétiens qui font cela ?
Attention, on ne casse pas ce cadenas du jour au lendemain, car il est bien fermé. C'est le Seigneur qui a
planté Sa crainte dans nos coeurs. Nous n'avons pas à craindre et dire : « Seigneur, vais-je perdre mon
salut ? » Et même s'il tombe plusieurs fois, Dieu continue de pardonner au pécheur contrit et demeure prêt
à le relever.
Nous connaissons bien les limites. Nous savons que, pour ceux qui franchissent cette limite, il n'y a plus
rien à faire. Par rapport à certains cas, nous pouvons témoigner, ce n'est pas arrivé souvent, que Dieu
nous a montré que ces personnes avaient dépassé cette limite. C'est terrible, la personne est alors
entièrement dans les mains de Dieu. Attention à ceci : ce n'est pas à nous de dire : « Il est allé trop loin »,
nous n'en savons rien. Si un jour, Dieu met cette conviction en nous, nous écoutons Dieu mais ce n'est pas
à nous de le dire.
La crainte de l'Eternel nous pousse à nous approcher de Lui. Les Hébreux disaient : « Moïse, tu
t'approches, nous, nous restons dans l'éloignement. » Pourquoi voulaient-ils rester dans l'éloignement ? Ils
savaient très bien que pour s'approcher de Dieu, ils seraient exposés à Sa lumière. Plus on monte sur la
montagne du Seigneur, plus les choses sont mises en lumière. Pendant que Moïse était sur la montagne,
restés en bas, ils fabriquèrent le veau, et firent des sacrifices avant de se divertir. Cette crainte n'est pas là
pour être un poids dans notre vie mais pour nous pousser à chercher Dieu davantage. Ceux qui ont
vraiment cet amour pour le Seigneur disent : « Seigneur, je veux aller vers Toi », tout en étant conscients
qu'ils seront exposés à un degré élevé de sainteté et que des choses devront changer dans leur vie.
La crainte de Dieu nous pousse à la sainteté. (2 Cor.7/1) : «Ayant donc de telles promesses, bien-aimés,
purifions-nous de toute souillure de la chair et de l'esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de
Dieu. » Paul n'a p as dit : « Achevant notre sanctification dans l'amour de Dieu. » mais « dans la crainte de
Dieu ». Cette crainte devient le désir de plaire à Dieu, c'est un trésor que l'on veut développer. Elle nous
poussera à rechercher la sanctification. Quiconque recherchera une relation profonde avec le Seigneur
devra passer par une crainte plus profonde encore. Les apôtres nous le montrent. Plus on s'approche de
Sa sainteté plus on est effrayé devant cette Majesté éblouissante. Jean a plus de 90 ans, quand il reçut
cette nouvelle révélation de Jésus-Christ à Patmos, tomba comme mort à Ses pieds.
La crainte de Dieu nous pousse aussi dans un esprit de service. (Phil.2/12) : «...Travaillez à votre salut
avec crainte et tremblement... » Elle nous pousse aussi à chercher Son intimité. La foi nous permet de Lui
être agréable, la crainte nous permet de nous approcher de Lui jusqu'à devenir un intime du Seigneur.
(Ps.25/14) : «L'amitié de l'Eternel est pour ceux qui Le craignent, et Son Alliance leur donne instruction. »
Qui est l'Amour parfait ? Jésus. Quand Il est là, il n'y a plus de crainte, ce n'est pas qu'elle n'est plus dans
mon coeur, mais l'amour de Jésus me remplit, me submerge. L'amour parfait n'est pas en moi, nous
n'avons pas cet amour naturellement, mais quand Jésus nous remplit de Son amour, nous n'avons plus
peur du châtiment.
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06.10.2009
Une foi couverte Par Franck Lefillatre
« Les choses cachées sont à l'Eternel notre Dieu ; les choses révélées sont à nous et à nos
enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette Loi. » (Deut.29/29)
Nous avons précédemment parlé de la foi irréprochable. Dieu recherche des hommes, des femmes de foi
irréprochables. Nous avons rappelé que le Seigneur s'intéresse particulièrement aux fruits de la foi car ils
sont ce que nous produisons dans nos vies par la grâce du Seigneur. Le figuier dans les Evangiles avait un
beau feuillage mais il n'avait pas de fruit. Le fruit recherché par Dieu est notamment celui de
l'irréprochabilité. L'irréprochabilité ne veut pas dire perfection, être sans péché, mais ne pas être attaquable
en justice. Dieu recherche cela dans nos vies : que nous soyons au-dessus de toute accusation.
Le sujet de ce matin est sur mon coeur depuis quelque temps. Ce sujet n'apparaîtra pas très contemporain
dans son fond, surtout par rapport aux évolutions de la société, mais il me paraît avoir un sérieux
fondement biblique. Le titre que je donne, résume un peu ma pensée, quoiqu'il restera un peu énigmatique
: Quand la foi doit être cachée et couverte.
Dans le texte considéré, il est parlé de choses cachées, elles appartiennent à Dieu. Comme la lumière du
juste va grandissante jusqu'à atteindre son zénith, la révélation divine est progressive, elle va de gloire en
gloire jusqu'à Jésus-Christ. Les Ecritures contiennent toute cette révélation, nécessaire à notre salut.
D'ailleurs, l'Apocalypse se termine sur ce commandement du Seigneur : « ne rien rajouter ne rien enlever.
» Maintenant je ne dis pas que tout nous a été révélé, il y a des choses qui restent cachées en Dieu. Tout
ce que Dieu a jugé utile de nous révéler, Il nous l'a révélé, d'autres choses restent cachées.
Le texte poursuit : « Les choses révélées sont à nous et à nos enfants à perpétuité... » Si elles sont à nous
et à nos enfants, elles nous appartiennent, elles n'appartiennent pas au monde. Ces choses révélées sont
un trésor extraordinaire dont nous sommes responsables. Nous sommes intendants, administrateurs de
ces choses cachées et maintenant révélées par Dieu. Nous ne devons pas les traiter avec une attitude
profane. Esaü a eu une attitude profane concernant le droit d'aînesse, il le vendit pour un plat de lentilles. A
cause de cela, le Seigneur dit dans (Héb.12/16-17) qu'Esaü était profane. Esaü avait considéré comme peu
de choses les bénédictions de Dieu, elles avaient selon lui pour valeur un plat de lentilles. Nous devons
gérer avec sagesse les trésors divins, les administrer avec une foi qui se couvre.
Si nous regardons la société moderne d'aujourd'hui, nous constatons que nous ne sommes pas dans une
société qui se couvre au contraire nous sommes dans un temps de surexposition médiatique. Tout se met
à découvert : les sentiments, les corps, les personnes, alors les uns les autres s'exposent. L'apparence,
l'image, la communication de la parole en arrivent à être plus importantes que le contenu de la pensée.
Sans approuver ces choses, elles sont un fait dans la société. Notamment pour les plus jeunes, il y a le
développement de l'Internet social, communautaire, où chacun dévoile ses pensées et ses actions. Tout y
est mis à découvert, au point que certains, ayant étalé tellement de choses sur la place publique, veulent
en récupérer une partie de crainte que cela ne se retourne contre eux. Cette surexposition médiatique
influence nos pensées, nos comportements. Nous sommes aussi dans une société de surenchères, il faut
toujours en rajouter et de plus en plus. Il faut faire plus que ce qui a été fait. On est à la recherche de tout
ce qui est au sommet de la technologie, de la communication, de la mode et dans une attente fébrile de ce
qui peut apparaître demain. Qu'est-ce qui va venir de nouveau ? Ainsi, les gens sont à la recherche
d'excitation, de croustillant, parfois même de provoquant, bref de tout ce qui est attractif. Cette surenchère
induit souvent des dérapages que ce soit dans les programmes de la télévision ou dans des
comportements incontrôlés dans la vie de tous les jours. Parce que nous sommes influencés par le monde,
ces dérapages peuvent venir jusque dans l'église et dans la vie chrétienne.
Voyons quelques exemples de surexpositions médiatiques, de surenchères. Par sa puissance, l'Internet
accélère la diffusion de toute sorte d'information. Certains sites chrétiens sont même spécialisés dans les
visions et les prophéties et chacun y va de son histoire et raconte toutes sortes de choses qu'il aurait vues
dans les cieux ou autres. Pourtant dans la Bible, les hommes de Dieu qui ont été authentiquement
transporté dans les cieux n'osèrent pas raconter ce qu'ils avaient vu, soit qu'ils ne trouvaient pas les mots
humains pour décrire l'ineffable, soit qu'il ne leur était pas permis de le faire. Pourquoi donc ces gens
s'étalent-ils ainsi ? Parce qu'il existe un public friand de cela. Mais une fois qu'une « prophétie » ou une «
vision » a été donnée, il en faut ensuite une meilleure, une plus grande sinon cela n'intéresse pas. C'est là
la combinaison d'une surexposition médiatique et d'une surenchère. Malheureusement, la Parole de Dieu
ne suffit plus, il faut toujours du nouveau. C'est ce que j'appelle des comportements non couverts. Ce sont
aussi des comportements exposés. On s'expose et on se découvre.
Avant de rentrer dans l'enseignement et les principes que je voudrais mettre en avant, voyons quelques
exemples pour situer mon propos.
A. Comportements couverts :
* Moïse : Au jour du buisson ardent, Moïse se détourna quand il vit la flamme et le buisson qui ne se
consumait pas. Quand il perçut la présence de Dieu au sein de ce buisson, (Ex.3/6) il est dit que : « Moïse
se cacha le visage car il craignait de regarder Dieu. » Voilà un comportement couvert dans la présence de
Dieu.
* Elie : Sur le Mont Horeb, le vent, le feu, la tempête passent et ensuite le murmure. (1 Rois.19/13) dit : «
Quand Elie l'entendit, il s'enveloppa le visage de son manteau. » Ces hommes avaient vraiment cette
attitude de se couvrir dans la présence de Dieu.
* Jésus : Il s'est aussi caché, après la multiplication des pains quand les gens voulaient Le faire Roi.
(Jn.6/15) dit : « Jésus, sachant qu'ils allaient venir L'enlever pour Le faire Roi, se retira de nouveau sur la
montagne, Lui seul. » Voilà encore un exemple de comportement couvert.
* Paul : parle dans (1 Cor.14/1s.) d'une vie de l'Esprit couverte. Il nous encourage à parler abondamment
en langues dans notre culte privé mais nous invite aussi à considérer que dans le culte public, il vaut mieux
apporter quelques paroles qui se comprennent dans notre langue que mille paroles en langues qui ne
serviraient à l'édification de personne. Dans le culte public de l'Eglise, la vie de l'Esprit est couverte. Si
quelqu'un apporte un don en langues, il faut que quelqu'un l'interprète sinon que le premier se taise. Ceci
est aussi un comportement couvert. Dieu est un Dieu d'ordre, et l'esprit des prophètes est soumis aux
prophètes.
B. Comportements non couverts.
* Samson : se découvrit sur les genoux de Délila (Jug.16/4-31). Qu'a-t-il fait ? Il se découvrit au fur et à
mesure, en s'exposant toujours plus jusqu'à ce qu'il ouvre son coeur à Délila et lui dise qu'elle était la
source de sa puissance. A force de se découvrir, il finit par être tondu ! L'Esprit du Seigneur se retira de lui.
* Pierre : s'est un jour découvert. Le Seigneur lui avait dit : « Là, où Je vais, tu ne me suivras point. » Telle
était la parole du Seigneur. La foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ.
La parole de Christ dit : « Stop, tu ne vas pas plus loin ! » Mais Pierre dit par audace : « Moi, j'irai, je Te
suivrai même s'il faut mourir. » Quelles furent les conséquences pour Pierre ? Il fut découvert auprès d'un
feu par la servante qui lui dit : « Tu es un de Ses disciples. Tu étais avec Lui, on te reconnaît, tu parles
comme un Galiléen. » La conséquence fut le reniement de Jésus.
* Le peuple d'Israël au jour du veau d'or : (Ex.32/25) : « Moïse vit que le peuple s'était livré au désordre, et
qu'Aaron l'avait laissé dans ce désordre, exposé à l'opprobre parmi ses ennemis » Dans cette situation,
Israël était un peuple découvert. Les Hébreux s'étaient levés pour se divertir, ils finirent par se livrer
eux-mêmes à l'opprobre et le jugement du Seigneur vint sur eux, trois mille périrent en ce jour.
Tout cela pour nous parle d'attitudes exposées. Veillons dans nos assemblées et dans notre vie chrétienne
à fuir les attitudes exposées.
Maintenant prenez garde à ceci : certaines couvertures ne sont que des déguisements, des masques.
Dans (1 Rois 22/30), il est parlé d'Achab qui se déguisa pour partir au combat. Dans le Nouveau
Testament, Jésus parle des hypocrites. Qu'était un hypocrite ? Dans le théâtre grec, les comédiens, les
tragédiens portaient des masques, on les appelait des hypocrites. Certaines personnes ont des attitudes
religieuses, ils prennent l'apparence d'être couverts dans la présence de Dieu et présentent un certain
visage mais qu'en est-il réellement de leur coeur ? Il y en a d'autres dont on pourrait dire : « Celui-là, il se
laisse aller, il se découvre, il s'expose » Oui, mais Dieu sait qu'il est couvert. Je prends l'exemple de David
et de Mical (2 Sam.6/16-23). Au jour où David amena l'Arche de l'Alliance à Jérusalem, il se revêtit d'un
vêtement de byssus et dansa de toutes ses forces. Mical le vit, le méprisa et lui dit (v.20) : « Tu t'es
découvert aux yeux des servantes et des serviteurs comme se découvre un homme de rien. » David lui
répondit : « C'est devant l'Eternel que j'ai dansé... Néanmoins je serai en honneur devant les servantes
dont tu parles. » Attention à ne pas nous tromper sur ce qu'est « être véritablement couvert devant le
Seigneur. » On peut se réjouir dans la présence de Dieu et être couvert. David était couvert ce jour-là
parce que les lévites portaient l'Arche de l'Alliance. Pourtant Mical jugea David : « Oh ! il danse, il est vêtu
comme un serviteur, comme un rien du tout. Moi je fais attention, je ne me laisse pas aller au débordement
». Le Seigneur connaissait son coeur et il est dit (v.23) : «Mical n'eut point d'enfants jusqu'au jour de sa
mort. »
Dieu, Yaweh, est le Dieu caché. Il n'admet pas qu'on fasse de Lui une représentation. C'est le Dieu qui ne
se montre pas, qui ne s'expose pas, qu'on ne peut pas voir : « Nul ne verra Ma face. » Dans le Tabernacle,
il y avait le voile de séparation, on ne pouvait pas voir Dieu. Au jour de la Dédicace du Temple, Salomon dit
: (2 Chr.6/1) : « L'Eternel veut habiter dans l'obscurité... » Les moments où les hommes ont dit avoir vu le
Seigneur sont rares. On peut cite Esaïe (Es.6/1) : « L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis
sur un trône très élevé. » Dieu est le Dieu qui vit dans l'obscurité, Il se cache derrière un voile, derrière une
nuée, on ne peut pas voir Dieu. Quand Moïse lui demanda de voir Sa gloire, Dieu mit sa main sur Moïse et
celui-ci ne put simplement le voir que de dos, lorsqu'Il fut passé. Dieu se cache et Il cache aussi Ses
trésors. Les trésors de Dieu sont cachés (Es.4/5) «... Tout ce qui est glorieux sera mis à couvert... »
Les trésors de Dieu étaient cachés, il fallait que Dieu les révèle pour que nous puissions les découvrir. Le
sage dit (Pr.25/2) : « La gloire de Dieu est de cacher les choses et la gloire des rois est de sonder les
choses. » Il a plu à Dieu de nous accorder des révélations sur Sa Personne et surtout sur le salut qu'Il veut
nous donner. L'apôtre Pierre dit dans (1 Pier.1/10) : « Les prophètes, qui ont prophétisé touchant la grâce
qui vous était accordée, ont fait de ce salut l'objet de leurs recherches et de leurs investigations. » Les
prophètes étaient donc poussés par le Saint-Esprit à sonder le coeur de Dieu pour découvrir ce que Dieu
cachait. Nous ne pouvons découvrir les pensées de Dieu que lorsqu'Il nous les révèle. Dieu cache Ses
trésors mais Il les révèle à Ses enfants. Dieu a choisi de nous révéler des choses cachées, des choses
utiles pour la connaissance de notre salut.
Ces choses révélées ne sont pas révélées aux païens. Du temps de l'Ancienne Alliance, c'était le trésor
d'Israël. Paul dit dans l'épître aux Romains que c'est au peuple Juif que Dieu confia les oracles, les
promesses et nous en sommes aussi les bénéficiaires, par la grâce du Seigneur qui nous a réunis à Son
peuple. Les trésors de la Parole de Dieu et ceux de la vie de l'Esprit sont des choses que Dieu a révélées
et données à Son Eglise. Elles ont une valeur extraordinaire, divine et éternelle. Elles n'ont rien à voir avec
les trésors de cette terre.
Dans les Anciennes Alliances, beaucoup de choses étaient soit cachées, soit couvertes. Les prophètes
s'interrogeaient sur le Messie : Qui était-Il ? Il était caché. Dieu habitait au milieu de Son peuple mais entre
Dieu et Son peuple, il y avait un voile de séparation et l'Arche de l'Alliance était couverte. Ces choses
étaient soit cachées soit couvertes car elles étaient saintes.
Revenons un instant sur l'Arche de l'Alliance. Au temps de Moïse, lors des déplacements de l'Arche dans le
désert ou au temps de Josué quand l'Arche de l'Alliance, portée par les sacrificateurs, traversa le Jourdain,
elle était couverte et cachée. On imagine à tort cette belle Arche couverte d'or pur transportée à la vue de
tous par les Lévites. Ce n'est pas du tout cela. (Nb.4/4-6) : «Voici les fonctions des fils de Kéhath, dans la
tente d'assignation : elles concernent le lieu très Saint. Au départ du camp, Aaron et ses fils viendront
démonter le voile, et ils en couvriront l'Arche du témoignage ; ils mettront dessus une couverture de peaux
de dauphins, et ils étendront par-dessus un drap entièrement d'étoffe bleue... » Il en était de même pour
tout le mobilier du lieu très Saint. Quand le peuple se déplaçait dans le désert, l'Arche de l'Alliance allait
devant eux, leur montrant le chemin et l'endroit où le peuple bâtirait son camp. Mais l'Arche de l'Alliance
était couverte et cachée, elle était enveloppée dans un voile de fin lin : le voile de séparation entre le lieu
Saint et le lieu très Saint. Elle était aussi couverte d'une peau de dauphin et enfin enveloppée d'un drap
d'étoffe bleue, couleur du ciel. Quand les peuples du désert regardaient Israël marcher ayant devant eux
l'Arche de l'Alliance, ils ne voyaient rien d'autres qu'un ballot bleu mais rien des chérubins, du propitiatoire.
Ils voyaient donc les Kéhatites portant sur eux un drôle de coffre et devaient se demander : « Que peut-il y
avoir dessous ? » Ces choses appartenaient à Israël. Lorsqu'Israël était en marche, dans le désert, les
peuples des nations ne pouvaient pas voir ce qui appartenait à Israël, car c'était le précieux don de Dieu.
Ce qui nous amène à comprendre que nous devons avoir une attitude appropriée que j'appelle couverte
quant aux choses que Dieu nous confie, car elles nous appartiennent. N'ayons pas peur de le dire car c'est
biblique, nous avons une exclusivité. Ces trésors divins, et tous ces dons précieux et par-dessus tout le
Saint-Esprit nous appartiennent, à nous qui sommes le peuple de Jésus-Christ. Jacques le dit (Jac.4/5) :
«...C'est avec jalousie que Dieu chérit l'Esprit qu'Il fait habiter en nous. » Ils n'ont pas à être dévoilés,
découverts, exposés médiatiquement au monde qui nous entoure, même s'il nous presse de faire
autrement. Dans certains courants de l'Eglise, il peut y avoir des pressions pour faire autrement, comme
enlever le voile, la peau de dauphin, l'étoffe bleue, pour exposer. Ce n'est pas là ce que Dieu attend de
nous.
Ayant parlé de 'Yawhé', le Dieu qui se cache et qui cache, mais aussi Celui qui se révèle, je voudrais parler
de Jésus-Christ. Jésus-Christ a eu un ministère de révélation. Il est venu pour révéler le mystère caché du
Royaume de Dieu, c'est ce qui est dit dans la parabole du semeur (Mc.4/10-11) : «... Les mystères du
Royaume de Dieu c'est à vous qu'ils sont révélés... » Rappelez-vous c'est publiquement que, Jésus, assis
dans une barque, enseigna à la foule la parabole du semeur. Quant à l'explication et aux enseignements
tirés de cette parabole, ils étaient réservés aux seuls disciples. C'était à eux seuls que les mystères du
Royaume des cieux étaient dévoilés. Aux autres, il est dit : Ils entendront mais ne comprendront pas. Jésus
a eu un ministère de révélation couvert. Il a toujours couvert ce qu'Il nous apportait de la part de Dieu.
Jésus est aussi Celui qui a levé la couverture sur Sa gloire, sur la Montagne de la Transfiguration. Il avait
dit juste une semaine avant (Mat.16/28 et 17/1ss.) : « Quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point
qu'ils n'aient vu venir le Royaume de Dieu. Six jours après, Jésus prit avec Lui Pierre, Jacques et Jean, son
frère, et Il les conduisit à l'écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux, Son visage resplendit
comme le soleil, et Ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. » Ce jour-là, Jésus leva une partie
de la couverture qui était posée sur Sa gloire. Les trois disciples virent le Seigneur dans Sa gloire mais à la
fin de cette expérience extraordinaire, il leur fut laisser un ordre : celui de se taire et de ne rien dire jusqu'à
ce qu'Il soit ressuscité. Ils avaient découvert Sa gloire. Pierre en a été tellement marqué que bien plus tard,
30 ans après, il dit encore dans son épître que ce n'est pas par des fables qu'il enseigne mais d'après ce
qu'il a vu sur cette montagne (2 Pier.1/16).
Jésus a aussi couvert des choses. Je parlais tout à l'heure du fait que des gens ont voulu Le couronner
Roi, Il se mit alors à l'écart. Notamment, Jésus couvrit Sa messianité. Jésus n'a jamais exposé
publiquement qu'Il était le Messie. Il prit à part Ses disciples pour aller tout au Nord du pays d'Israël, à
Césarée de Philippe (Mat.16/13-20). C'est là dans cet endroit à l'écart des foules, qu'Il leur posa cette
question : « Qui dit-on que Je suis ? Qui dites-vous que Je suis ? Pierre répondit : « Tu es le Christ, le Fils
du Dieu vivant. » Jésus lui dit : « Tu es heureux, fils de Jonas, car ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont
révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux. » C'était une révélation, un cadeau extraordinaire, un
trésor que Dieu découvrait aux yeux des disciples. La découverte de la Messianité, la Seigneurie de
Jésus-Christ ne vient que parce que l'Esprit de Dieu nous pousse à confesser que Jésus est Seigneur. Ce
sont des trésors, ils nous appartiennent.
Quelle est notre attitude par rapport à tout cela ? Notre foi doit être couverte. Comprenons quelle est la
situation, aujourd'hui en Jésus, Dieu ne se cache plus, je dis bien « en Jésus », le voile est déchiré pour les
Juifs et moi j'ai envie de dire : le mur est renversé pour les nations. Aujourd'hui nous pouvons nous
approcher jusqu'au trône de Dieu, nous pouvons accéder à Sa Présence. Nous ne Le voyons pas encore
de nos yeux, mais il n'y a plus rien qui nous empêche de venir vers Lui, Il n'est plus caché. C'est Mon Dieu,
Mon Père, je peux vivre en Sa Présence, Il vit à mes côtés, Il vit avec nous. Il ne se cache plus, lorsque
nous venons dans Sa Présence, couverts par le sang de Jésus. Il n'est pas possible de s'approcher de Son
trône sans le sang de Jésus. C'est au moyen de Son sang, dit l'épître aux Hébreux. Sans le sang, nous
sommes nus et la Loi divine nous accuse. Le sang de Jésus fait propitiation (le mot veut dire : il apaise, il
couvre, « kapar » en hébreu, couverture). Le sang de Jésus est un vêtement de justice. Nous ne pouvons
pas venir nus vers Dieu. Certes, nous venons vers Jésus tels que nous sommes, c'est vrai, mais pour venir
au Père, il faut venir revêtu du sang de Jésus. Nous ne pouvons pas nous approcher du trône de Dieu sans
Jésus.
Je dis que c'est important car on nous propose d'autres évangiles. On nous propose de venir vers Dieu
au-travers d'expériences, à travers le Saint-Esprit. On ne peut pas venir à Dieu par le Saint-Esprit. On ne
vient à Dieu que par la Croix de Jésus-Christ. Ce n'est pas le Saint-Esprit qui nous couvre, c'est le sang de
Jésus. Lorsqu'il est question de l'ordination des sacrificateurs dans l'Ancien Testament (Ex.29/20-21) il y a
le sang et l'huile. Le sang était mis sur le lobe de l'oreille droite, sur le pouce de la main droite et sur l'orteil
du pied droit. Puis, il y avait l'onction avec l'huile là où le sang avait été apposé. Le sang vient avant l'huile
d'onction. Avant le Saint-Esprit, il y a Jésus-Christ, avant la chambre haute, il y a le Golgotha. Avant la
Pentecôte, il y a la Croix, avant la colombe, il y a l'agneau. Aujourd'hui, certains prêchent un évangile sans
le sang de l'Agneau. C'est courir le risque d'avancer vers Dieu sans être couverts. C'est aussi prendre le
risque de s'exposer à des esprits qui ne sont pas l'Esprit du Seigneur. Il faut d'abord le fondement de la
Croix.
La Bible dit aussi dans (2 Cor.3/18) : «Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un
miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image de gloire en gloire, comme par
le Seigneur, l'Esprit. » Couverts par le sang de Jésus, nous pouvons découvrir la réalité de notre
témoignage même dans ce monde. Moïse se cachait, car la gloire reposant sur lui était passagère,
éphémère. Mais il est dit d'Etienne que son visage rayonnait. Dans ce monde, Jésus nous appelle à être
lumière et sel. Paul nous invite à être des flambeaux portant la Parole de vie. Nous voulons briller de mille
feux, de mille éclats, et quand les hommes porteront leurs regards vers nous, ils verront la gloire de
Jésus-Christ notre Seigneur. Nous n'avons pas à nous couvrir, mais à rayonner de Christ dans ce monde.
Je voudrais vous montrer aussi comment Jésus et les apôtres savaient se couvrir. Le Seigneur a dit de ne
pas livrer nos trésors aux pourceaux. La Parole est dure, mais elle a quand même été dite. Je vais dire
mon opinion en respectant chacun : je suis mal à l'aise quand il y a confusion de genre, notamment quand
on invite des gens qui ne connaissent rien à la foi à venir à des campagnes d'évangélisation et qu'on
prêche le Saint-Esprit et sa puissance en mettant Le sang de Jésus au second plan. C'est prendre le risque
de découvrir des trésors réservés au peuple de Dieu et de créer du trouble parmi les gens ignorants. Dans
trop d'églises, de rassemblements, on découvre les trésors divins. On expose le ministère du Saint-Esprit à
des gens qui n'y comprennent rien.
Je prends un exemple, celui de la Pentecôte. Le Saint-Esprit descend, les cent vingt sont baptisés et
commencent à parler en langues, il y a un grand bruit, les gens se rassemblent. Quelle est la question
qu'ils posent ? « Que se passe-t-il ici ? Ces gens sont pleins de vin doux ! » Vous voyez le trouble. Si on
était resté ce jour-là sur cette question, il y aurait eu une Pentecôte découverte. C'est ce qu'il y a dans
beaucoup d'endroits, on assiste à des phénomènes découverts. Mais j'affirme que la Pentecôte a été
couverte, par quoi ? Par la prédication de Pierre. La Parole est venue couvrir ce que le Saint-Esprit faisait.
Que prêcha Pierre ? Jésus-Christ de Nazareth, mort et ressuscité et glorieux Seigneur. Lorsqu'il eut fini de
prêcher, les hommes n'étaient plus dans le trouble et il est dit qu'ils eurent le coeur vivement touchés.
Comprenez-vous ce qu'est une action couverte et une action découverte ? S'il n'y avait pas eu de
prédication, la Pentecôte aurait été découverte, mais ce n'était pas le plan de Dieu, il fallait qu'elle soit
couverte, afin que les gens ne soient pas dans le trouble et que chacun comprenne véritablement l'oeuvre
de Dieu. Si elle était restée découverte, il y aurait eu beaucoup de questions mais peu de conviction et les
disciples auraient été exposés, mais la Parole de Dieu est venue comme une couverture.
Prenez avec moi (2 Cor.12/1-10) : « Il faut se glorifier...(Que veut-il dire ? Il dit : en quelque sorte on va se
découvrir, on va se mettre en avant, on va se découvrir, s'exposer) Cela n'est pas bon. J'en viendrais
néanmoins à des visions et à des révélations du Seigneur... Si je voulais me glorifier, je ne serais pas un
insensé, car je dirais la vérité mais je m'en abstiens... » Ce texte est de la dynamite. Aujourd'hui on observe
tellement l'opposé. Il y a des gens qui en racontent beaucoup. Au contraire, Paul dit en quelque sorte : «
Les choses que j'ai vu là-haut sont scellées » D'ailleurs, l'Apôtre dit qu'il aurait eu bien du mal pour trouver
les mots décrivant ce qu'il avait vu, de toute façon, il s'en abstient. Il préfère regarder à ses faiblesses afin
que Christ soit glorifié. C'est tellement à l'opposé de tant de choses que nous entendons aujourd'hui. On
est loin de s'abstenir, des gens écrivent des pages et des pages sur ce qu'ils ont soi-disant vu.
Malheureusement, des chrétiens s'appuient davantage sur ces visions que sur la Parole de Dieu. Notre
seule référence est la Parole de Dieu. Paul se couvrait, il ne se glorifiait pas, il s'abstenait, il ne s'est pas
laissé prendre par une surenchère.
C'est la leçon que Joseph apprit par ailleurs. Il apprit qu'il valait mieux se taire que d'exposer les choses de
Dieu, qui sont personnelles. Joseph se découvrait jusqu'au jour où il apprit à se couvrir. Nous devons
apprendre à nous couvrir. Les trésors de Dieu sont pour nous, Ses enfants. Ils ne sont pas destinés à être
dévoilés. Il ne faut pas céder à cette manie. Alors mettons-nous en garde contre des attitudes non
couvertes qui deviennent aujourd'hui tellement fréquentes.
La tentation de se découvrir et de se laisser couronner atteint même des prédicateurs. Ils feraient mieux de
s'abstenir et de se couvrir. Veillons à ne pas laisser nos sentiments, nos expériences, nos émotions...
découvertes mais apprenons à les couvrir. Il ne s'agit pas d'interdire, de refouler, d'éteindre les émotions,
les expériences, les sentiments. David s'était réjoui dans la présence du Seigneur. Mais il avait appris à se
couvrir, car quelque temps plus tôt il n'était pas couvert lorsqu'il mit l'arche de l'Alliance sur le chariot neuf ;
les conséquences avaient été dramatiques. Le problème n'était pas la danse ou la joie. Il était que les
sacrificateurs et les lévites n'étaient pas à leur place la première fois.
David louait le Seigneur et Dieu le bénit. Le Seigneur aussi tressaillit de joie. Nous-mêmes,
réjouissons-nous sincèrement tout en sachant nous couvrir afin de chercher l'édification. Nous ne voulons
pas de manifestations livrées au désordre. Dieu est un Dieu d'ordre, un Dieu de paix. La Parole doit couvrir
toutes choses.
Il est dit dans (1 Cor.14/27-28) : « En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun
à son tour, et que quelqu'un interprète ; s'il n'y a point d'interprète qu'on se taise dans l'église... » Dans
notre culte privé, parlons en langues abondamment ! Lorsque nous sommes au culte dans l'église, s'il vient
au milieu de nous un homme du peuple ou un incroyant, veillons. Il vaut mieux donner une bonne parole,
une prophétie ou une exhortation en français qui édifie que de troubler par des paroles inintelligibles. C'est
un principe de précaution et de prévenance : La foi est prévenante et elle protège.
Pour conclure, je veux encore dire que le fait de se couvrir dans la présence de Dieu n'exclut pas une
véritable adoration, une expression vivante à la manière de David. Il était découvert humainement parlant
et s'était avili aux yeux de Mical, mais à ceux des servantes, il était saint, et aux yeux de Dieu, il était
couvert.
Alors, face aux évolutions du monde, gardons notre foi couverte. Une foi couverte est un gage de stabilité,
une garantie d'édification et d'épanouissement. Frères et soeurs, nos familles ont besoin d'une foi vivante et
couverte, afin de ne pas nous exposer et de ne pas créer du trouble non seulement à l'extérieur mais aussi
dans l'église. Voilà les pensées que je voulais partager avec vous. Elles ne sont pas communes, elles ne
sont pas dans l'air du temps mais elles ne sont pas incompatibles avec la vie de l'Esprit.
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La Roquette : Eglise Evangélique de Paris Bastille © 2009 - www.monegliseaparis.fr
44 Rue de la Roquette - 75011 Paris
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02.10.2009
je meurs à minuit (Temoignage)
Nous sommes le 9 septembre, un mardi, à minuit. Je suis condamné à mort comme criminel. Depuis que je suis dans ma cellule, j’ai eu le temps de beaucoup penser. Quelques-unes de mes pensées - un avertissement aux criminels - ont été publiées aujourd’hui dans le journal de Chicago (Chicago Tribune) dans un article adressé aux “plus durs des endurcis”…
J’ai seulement 23 ans, mais je suis prêt à mourir. Savez-vous pourquoi? Parce que je suis prêt à rencontrer Dieu et j’en suis heureux. Cette semaine, j’ai fait un rêve que j’emporterai avec moi à la chaise électrique. J’étais sur le chemin du ciel, Jésus marchait avec moi, mais je faisais quatre pas tandis qu’il en faisait deux. Il me demanda pourquoi j’allais si vite et je lui répondis que j’étais pressé d’arriver à la maison. Puis là-haut, je fus tout environné d’anges. Quelques-uns penseront que c’est bien étrange pour un homme qui est entré athée à la prison, mais c’est exactement ce qui s’est passé, et vous comprendrez mieux quand je vous aurai dit comment j’ai rencontré Dieu, un matin de bonne heure.
Tout d’abord, jetez un regard sur mon passé. Il y a sept ans, j’étais un type qui se faisait valoir, chef de mon propre “gang” des “plus durs des endurcis”… Nous étions huit. L’un était EarI Parks surnommé “Risette”, car il vous aurait tué le sourire aux lèvres. Un autre était Charles Jones, connu sous le nom de “Beau gosse”, car il avait l’allure d’un joli garçon. Les autres étaient: Herbert Liggins, connu sous le nom de “Patte folle”, car il traînait une jambe, William Lee était appelé “BilI le Sauvage”, et Charles Hill s’appelait “Colorado Kid”; Clyde Bradford, lui, était si noir que nous l’appelions “Tout bleu”. Le “timonier” était Percy Beilmar. Nous l’avions surnommé ainsi parce qu’il était bon chauffeur; mon timonier numéro 1. Tous sont en prison sauf Parks qui a été exécuté. Ils m’appelaient “Nénesse, le Gaspilleur et le Coureur de femmes”. J’essayais d’agir comme un “caïd “, sortant toujours de ma poche une “brique”, quelquefois deux ou trois.
Quand j’ai commencé à faire tous ces tours, j’étais encore un gosse. Ma famille cherchait à m’envoyer à l’école du dimanche et à l’église. Plus d’une fois, ils m’ont donné de l’argent pour que j’y accompagne mes jeunes soeurs, mais je n’y suis jamais allé. Je faisais promettre à celles-ci de ne rien dire, et pendant ce temps je courais au cinéma. ,Je disais à mes parents que j’étais allé à l’église, et ils ne s’apercevaient de rien. Le crime était en moi, et les films que je voyais m’aidaient à concrétiser mes idées. J’y apprenais quelques trucs qui m’instruisaient sur la “façon de s’y prendre”. Je me souviens du jour où J’ai vu le film “J’ai volé un million”. J’étais là, désirant être le gars qui possédait le million.
Puis j’ai décidé d’apprendre la boxe, pensant que j’étais “costaud” et qu’ainsi je pourrais me défendre à l’occasion. Je pensais aussi que ça pourrait cogner dur un jour. Je fus le meilleur de ma classe pendant un moment, puis devins “pro” et combattis comme poids moyen pendant cinq ans. Je terminai comme poids mi-lourd; le seul homme à me mettre K.O. fut Jimmy Bovins. À 18 ans, je me trouvais dans une maison de correction dans l’état de l’illinois, pour vol à main armée. En octobre, huit d’entre nous s’échappèrent, mais le mois suivant je me retrouvais au pénitencier “Joliet”. J’avais été capturé pour meurtre dans un parc de Chicago, mais fus libéré sur parole en juin. lI semblait que cela dût être une leçon pour moi, mais il n’en fut rien.
Six mois plus jard, j’étais chef d’un nouveau “gang”; cela dura jusqu’au 9 février dernier. Ce soir-là, trois d’entre nous attaquèrent Max Barren, 49 ans, dans son bar situé à l’ouest de Chicago. Barren essaya de saisir un pistolet; je bondis sur lui, mais il était décidé à tirer. Je compris aussitôt que ce serait lui ou nous, alors je tirai à bout portant et le tuai. Nous déguerpîmes avec l’argent, 300 dollars en tout, que je donnai plus tard aux autres gars. Je m’enfuis à New York, puis à Atlanta, où la police m’arrêta. Quelques semaines plus tard, je comparus devant la cour de Chicago.
“Reconnu coupable”, ainsi retentit le verdict. “Vous êtes condamné à mort …” dit le juge sévèrement. Ainsi, j’entrai à Death Row, le “sentier de la mort”. Il n’y avait pas très longtemps que j’étais derrière les barreaux, le 23 mars dernier, quand une femme de ma race - Mme Flora Jones, de l’Église Baptiste d’Olivet - vint m’inviter à assister au service religieux pour les détenus. J’étais en train de jouer aux cartes avec d’autres copains et lui ris au nez. “Pourquoi faire?” lui dis-je, “je ne pense même pas qu’il y ait un Dieu”; mais tandis que je jouais, la femme insistait. Je me sentais si pécheur, qu’en réalité je ne voulais rien savoir de Dieu, ni même s’Il existait. Ainsi, J’ignorai cette femme. Tout à coup, ce qu’elle dit attira mon attention. “Si vous ne croyez pas en Dieu”, cria-t-elle de l’autre côté des barreaux, “essayez seulement cette petite expérience: ce soir, avant de vous endormir, demandez-Lui de vous réveiller à une certaine heure; puis demandez-lui de vous pardonner vos péchés.”
Elle avait une telle foi que j’en fus saisi. Je n’ai pas assisté au service ce soir-là, mais je décidai de faire l’expérience. Allongé sur ma paillasse, je murmurai: “Mon Dieu, si Tu existes, réveille-moi à 2 heures 45.” Dehors, c’était l’hiver, et les fenêtres se givraient à l’intérieur. Pendant les premières heures de la nuit, je dormis profondément, puis mon sommeil devint plus léger; finalement, je m’éveillai complètement. J’avais chaud et transpirais quoique la cellule fût froide. Tout était calme, sauf le bruit régulier de la respiration de quelques détenus et le ronflement d’un voisin. J’entendis des pas au dehors; c’était un gardien qui faisait sa tournée réglementaire. Quand Il passa, Je l’arrêtai et lui demandai l’heure. Il regarda sa montre et dit: “Trois heures moins le quart.” “C’est la même chose que 2 heures 45, dites voir ?”
Tandis que je posais cette question, mon coeur se mit soudain à battre violemment dans ma poitrine. Le gardien grogna et s’éloigna; il ne me vit pas glisser au pied de ma paillasse et tomber à genoux. Je ne me souviens pas de ce que je dis à Dieu, mais je sais que je lui demandai d’avoir pitié de moi, un assassin et un pécheur. Il m’a sauvé cette nuit-là, je le sais, et depuis, j’ai toujours cru en Son Fils Jésus. J’avais promis une “rossée” à un autre détenu pour le jour suivant. Le matin, quand j’allai vers lui, il recula et me dit: “Je n’ai pas envie de lutter avec toi, car tu t’y connais dans la boxe.” - “Je ne veux pas boxer”, lui dis-je, “je viens seulement pour te voir.” Plusieurs s’étaient réunis pour nous voir lutter, mais ils furent désappointés. Dieu m’avait délivré de mon péché et je n’avais plus aucune envie de me battre. Plus tard, le bruit courut que je méditais quelque tour pour éviter d’aller à la chaise électrique.
Mon cas passa devant la Cour suprême de l’illinois qui maintint la sentence de mort. Cela me “fit un coup”, mais je ne perdis pas la foi en Dieu. - Je sais maintenant qu’Il ira avec moi; ainsi, vous voyez, je n’ai vraiment pas peur. Avant de mourir, je veux laisser un message pour les autres jeunes: commencez à servir le Seigneur pendant que vous êtes jeunes, avancez sur ce chemin, et Il vous gardera dans la droite ligne. Quand on commence à tuer, on est vaincu et li est difficile d’en sortir. C’est exactement comme pour l’habitude de fumer ou de boire, on en est esclave, on ne peut pas s’arrêter. Oui, je serai mort quand vous lirez ceci, mais écoutez mon conseil: “… le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur”, dit la Bible. J’ai découvert que c’était vrai.
Aujourd’hui 22 octobre, le directeur Frank Sain m’a dit que le gouverneur Green m’accordait un délai d’exécution jusqu’au 24 octobre. Je suis toujours heureux et ne crains rien. Je mourrai demain, à minuit.
Ernest Gaither
Peter Tanis, missionnaire des prisons a accompagné Ernest Gaither à la chaise électrique. Voici la description des derniers moments du détenu: J’ai été autorisé à entrer dans la cellule d’Ernest à peu près une heure avant minuit. L’atmosphère était lourde, les gardiens se tenaient autour de la cellule, bavardant pour détourner sa pensée “du voyage de minuit”. Mais leur conversation était forcée, et ce qu’ils disaient n’avait aucun sens. Lorsque je suis entré dans sa cellule, Emest sourit et me salua. Un aumônier noir était en train de lire la Bible avec lui. Il me donna le Saint Livre et me demanda de lire. Ernest se pencha en avant et écouta attentivement tandis que je lisais: “Car Christ est ma vie, et la mort m’est un gain… je suis pressé des deux côtés: j’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur”
Il reçut un grand réconfort de ce verset: “Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi”. Quand l’horloge sonna la dernière heure de sa vie, il cita ce verset par coeur. Dehors, les gardiens écoutaient sans rien dire, certains avaient les larmes aux yeux. À 11 heures et demie environ, nous eûmes une réunion pendant laquelle nous chantâmes des cantiques. Ernest voulut chanter: “Quand l’appel de Dieu retentira, je serai là.” Tandis que les derniers sons d’un autre cantique “Quelques mots avec Jésus” se faisaient entendre, les gardiens vinrent avec une tondeuse pour couper les cheveux de l’homme à la voix de ténor. Juste avant minuit, Ernest pria: “Seigneur”, dit-il à voix basse, “quand je suis entré ici, je haïssais ces gardiens; mais maintenant, je les aime, Seigneur. O Dieu, j’aime tous les hommes.” Puis il pria pour ceux auxquels il avait fait de la peine, pour sa mère, demandant au Seigneur de la bénir; et il conclut en disant: “Je ne vais pas mourir par électrocution, je vais seulement m’assoir sur la chaise et m’endormir.”
Quelques minutes plus tard, une cagoule noire fut posée sur sa tette, et il commença à parcourir les derniers mètres. De chaque côté de la chaise se tenaient des gardiens qui paraissaient visiblement nerveux. Ernest le sentit et leur dit: “Pourquoi tremblez-vous ainsi? Je n’ai pas peur.” Soixante-quinze témoins étaient présents quand le condamné fut attaché par des mains fébriles sur la grande chaise noire que faisait ressortir un plancher d’acier sans tâche. À minuit et trois minutes, le premier des trois chocs électriques passait à travers le corps d’Ernest. À minuit et quart, cinq docteurs en tenue confirmèrent la mort, l’un après l’autre. Mais je savais que le vrai Ernest Gaither était encore vivant et que son corps seulement était mort. En quittant la prison, je pensais au verset qu’il aimait tant: “Car Christ est ma vie, et la mort m’est un gain.”
source www.blogdei.com/
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