18.12.2009

La Fête de Noël (suite)

Suite d'hier

 

 

Poursuivons dans la compréhension de cette fête, que je qualifierais de païenne, car si étrangère à la vraie vie chrétienne et examinons maintenant en quoi elle consiste concrètement de nos jours.

 

La crèche, un des symboles de Noël, est traditionnellement considéré comme étant le lieu de naissance de Jésus et représentée par une grotte.

 

Que nous dit le texte : « Marie enfanta son fils premier-né. Elle l'emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie.»

 

A l'époque biblique, les hôtelleries étaient de grands bâtiments construits autour d'une cour avec une entrée sur un des côtés.

Une partie des bâtiments était réservée à l'habitation ; l'autre partie, aux animaux.

 

Lorsque Marie et Joseph se sont présentés, l'hôtellerie affichait complet et la seule possibilité pour eux d'être hébergés était l'étable dans laquelle, d'ailleurs, il ne faisait pas froid grâce à la chaleur dégagée par la présence du bétail ; le berceau de Jésus fût la crèche, c'est à dire la mangeoire, dans laquelle on mettait la nourriture pour les animaux.

 

Parvenus à ce point, nous voyons à quel point le fait de représenter la crèche comme étant une grotte, avec la neige autour et les bergers à cet endroit à cette période, est totalement incongru.

 

Parlons des cadeaux de Noël.

 

Il faut le dire, la tradition de Noël, qui coûte cher à beaucoup, rapporte gros à d'autres.

 

L'habitude d'échanger des cadeaux à cette occasion semble trouver sa source dans le récit des présents offerts au Sauveur par les mages venus d'Orient.

 

Lisons les passages du chapitre 2 de Matthieu : « Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem, et dirent : Où est le Roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour L'adorer. » 1-2

« Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici, l'étoile qu'ils avaient vue en Orient allait devant eux jusqu'au moment où, arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s'arrêta. Quand ils aperçurent l'étoile, ils furent saisis d'une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l'adorèrent ; ils ouvrirent ensuite leurs trésors et lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe.» 9-12

 

Nous voyons donc que trois mages (magos), des personnages riches, sont décrits dans ce récit. Ils étaient probablement astrologues, puisque c'est une des acceptions du terme "magos" et, pour ces hommes habitués à scruter les étoiles, quelque chose d'étrange et d'exceptionnel allait se produire, la venue du Roi des Juifs sur cette terre.

 

Il va sans dire que, cette révélation à des païens de Celui qui allait naître, augurait déjà, aussi, la venue d'un Sauveur pour tous les hommes.

Il s'agissait de mages dont on ignore le nombre, mais la tradition a fait d'eux des rois à cause de leurs riches présents et au nombre de trois car, dit-on : l'un avait de l'or, l'autre, l'encens et le troisième, la myrrhe. En ce qui concerne leurs origines, la tradition les fera venir de trois continents différents comme pour montrer l'universalité de l'événement. Il s'agit là, bien entendu, de légendes ! 

Noël est donc sensé être la célébration d'un anniversaire

Or, lors d'un anniversaire, c'est celui qui est concerné qui reçoit les cadeaux.

Et bien là, nouvelle aberration : comme Celui dont on fête l'anniversaire n'est plus physiquement sur cette terre, on s'offre des cadeaux les uns aux autres... L'adoration du Sauveur a fait place à des marques d'affection les uns envers les autres.

Il est à noter que l'offrande de cadeaux était chose courante lorsqu'on se présentait à un souverain. Il n'est que de se souvenir de l'épisode de la visite de la reine de Saba au roi Salomon. 

Le partage de la bûche de Noël fait également partie de la tradition.

A l'origine, toujours dans le cadre de la fête célébrée en l'honneur du soleil, les célébrants choisissaient une grosse bûche, provenant -de préférence- d'un arbre fruitier. Décorée de rubans, cette bûche devait être allumée le 25 décembre, se consumer lentement pour brûler jusqu'au 1er de l'an, ceci étant considéré comme l'assurance d'une année fertile. 

Le sapin fait également partie de la tradition de Noël.

L'origine en remonte à des temps très anciens où les hommes adoraient un dieu nommé Attis.

Vous comprendrez mieux qui était cet Attis lorsque je vous aurais dit que l'autre nom d'Attis est Baal, époux d'Astarté.

La tradition dit qu'Attis a été crucifié sur un arbre ! Oui... vous entendez bien !

Pour commémorer cette mort, les païens prenaient un sapin, qu'ils décoraient avec de l'or, de l'argent et -à son sommet- une étoile à 6 branches, comme emblème de la mort de Baal.

Attis était alors adoré au travers de cet arbre car, alors que tous les arbres avaient -à cette époque particulière de l'année- perdu leurs feuilles, le sapin symbolisait le renouveau de la vie. 

C'est en 1521, en Alsace, que le sapin a été introduit dans la célébration de la fête de Noël : on y accrochait des pommes, que chacun venait prendre lors de la fête.

A la suite d'un hiver particulièrement rude, les pommes étant devenues denrées rares, furent progressivement remplacées par des boules ; puis, des guirlandes furent rajoutées. 

Peut-être comprenons-nous mieux, à présent, les paroles du prophète Jérémie : « Ainsi parle l'Eternel : N'imitez pas la voie des nations, et ne craignez pas les signes du ciel, parce que les nations les craignent. Car les coutumes des peuples ne sont que vanité. On coupe le bois dans la forêt ; la main de l'ouvrier le travaille avec la hache ; on l'embellit avec de l'argent et de l'or, on le fixe avec des clous et des marteaux, pour qu'il ne branle pas. Ces dieux sont comme une colonne massive, et ils ne parlent point ; on les porte, parce qu'ils ne peuvent marcher. Ne les craignez pas, car ils ne sauraient faire aucun mal, et ils sont incapables de faire du bien. » 10/2-5

 Le houx était offert en signe d'amitié et de fertilité. Le choix de cette plante n'était pas anodin. Il en existe de nombreuses variétés, mâles et femelles. Pour que le houx femelle porte des fruits, il faut qu'il y ait à proximité un houx mâle qui l'ait pollenisé. Nous pouvons ainsi comprendre aisément la raison du choix de cette plante en signe d'amitié et de fertilité. 

Le gui est une plante parasite, qui pousse sur les arbres en pompant littéralement leur sève. J'ai déjà pu voir des arbres couverts de gui qui, au bout de plusieurs années, finissent pas être totalement dépourvus de feuilles et meurent.

Mais, on attribuait au gui des pouvoirs de guérison : de là, à amener les gens à s'embrasser dessous pour se préserver des maladies, il n'y avait qu'un pas...

Les anciens Celtes, associés aux druides, avaient pour habitude d'utiliser le gui pour rendre fertiles les animaux stériles. La signification du terme en langue celte est toujours "la plante qui guérit tout".

  

A suivre, demain

17.12.2009

La Fête de Noël (suite)

Suite d'hier 

La question qui se pose donc est de savoir pour quelle raison cette date du 25 décembre a été désignée comme étant celle du jour de la naissance de Jésus.

En fait, ce jour -qui correspond pour nous au 25 décembre- a été fêté bien des siècles avant la venue de Jésus, la nuit du 24 au 25 décembre étant répertoriée comme la plus longue de l'année : cette date est donc le moment où les jours commencent à rallonger, ce qui signifie que le soleil va se lever de plus en plus tôt à partir de ce jour-là.

Les hommes des siècles passés étaient beaucoup plus proches de la terre que nous ne le sommes aujourd'hui et ils savaient combien le soleil était nécessaire à leurs récoltes. De là en faire un dieu, il n'y avait qu'un pas qui a été allègrement franchi par tous les peuples païens de la terre. 

Je rappelle qu'être chrétien n'est pas une religion, mais c'est avoir reconnu Jésus comme son Sauveur et son Maître et s'être engagé comme son disciple en passant par les eaux du baptême. 

La naissance de Jésus a eu lieu alors que la grande machine de la puissance romaine avait déjà assujetti de nombreux pays pour se constituer un empire. Israël faisait partie de ces pays et, tout naturellement, la chrétienté allait d'abord se répandre dans cet empire romain.

Le pouvoir romain s'était imposé à tous ces pays, qui se trouvaient donc sous son joug ; mais, c'est une chose d'imposer un pouvoir politique, c'en est une autre d'imposer un pouvoir religieux. 

Pour que cela soit rendu possible, le pouvoir romain s'est emparé de cette chrétienté qui s'opposait à lui pour en faire une religion officielle et ainsi exercer son autorité sur les chrétiens. C'est ainsi qu'est née l'église catholique romaine, catholique signifiant "universelle".

Cette « annexion » ne réglait qu'en partie le problème puisque des milliers de païens, qui n'avaient pas adhéré à la religion officielle, continuaient de célébrer la fête des saturnales (en l'honneur de saturne, dieu des semailles et de la fertilité), également appelée fête du solstice d'hiver -cette fête inaugurant le jour à partir duquel le soleil allait commencer de briller de plus en plus longtemps au fur et à mesure que les jours passeraient.

C'est ainsi qu'en l'an 330, l'empereur Constantin remplaça officiellement le dieu soleil par Jésus-Christ ; et c'est en 354, que le pape Liberus fixa la date du 25 décembre comme étant la date officielle de la naissance de Jésus.

 Le 25 décembre devait réunir les adorateurs du soleil et la religion officielle accréditant ainsi les deux traductions du mot : « jour de la nativité » et « jour du nouveau soleil. »

 A suivre, demain