08.12.2009
MORNES GENEALOGIES (II)
Dans le livre de Néhémie (12,10) il y a un verset dont le sens est plus profond que son apparence :
« Josué engendra Yoyaquim,
Yoyaquim engendra Elyashib ;
Elyashib engendra Yoyada. »
Josué est le premier anneau de cette généalogie. Josué est en hébreu le nom du Sauveur, c’est l’équivalent de Jésus et il signifie salut.
Nous pensons habituellement que Jésus ne nous sauve que de la punition de nos péchés.…
Mais il nous sauve d’une vie sans signification, dépourvue de but et de vision. Il nous sauve de la mesquinerie.…
Jésus, Jeshua, sauve-nous de ce moi minuscule ! ! ! …
Jésus nous donne son moi pour qu’il devienne le nôtre. …
Ø Ce Jeshua (salut) engendre en nous Joiakim, qui signifie « Dieu nous élève ».
Nous sommes alors aptes à être élevés à de grandes hauteurs. Nous ne sommes plus écrasés par des péchés, nous avons été sauvés de l’attachement aux choses transitoires.
Ø Celui-ci à son tour engendre Eliashib, « Dieu se tourne vers nous ». Gloire à Dieu au plus haut des cieux !
Il n’est pas juste que Dieu descende toujours jusqu’au niveau de la misère humaine. Son plan est de nous faire monter là où se trouve son trône afin de nous faire voir les merveilles de son royaume. Le Christ a soupé avec nous et maintenant nous allons entrer en communion avec Lui, participer à ses pensées divines, et L’aider à remplir ses tâches divines.
Ø Eliashib engendra Joiada, ce qui veut dire « connaître Dieu ». Avant de passer par tous ces stades nous avons pu connaître bien des choses sur Dieu. Maintenant nous le connaissons. Le mot grec qui signifie connaissance -de même que l’hébreu- évoque également l’idée d’union sexuelle. « Adam connut Eve sa femme » (Gen 4,1). Le temps est venu maintenant du mariage mystique, celui de l’Agneau. Les vierges sages ont pénétré avec lui dans la chambre nuptiale.
Un état d’amour en engendre un autre, une étape de croissance spirituelle en engendre une autre, tout comme un père engendre un enfant. C’est là le sens profond de ce verset comme de beaucoup d’autres semblables.
Arrachez le masque et faîtes apparaître le faux qui se déguise en vrai. Quittez tous les guides religieux qui ignorent cette ancienne voie, foulée par les saints d’autrefois, et qui ne marchent pas eux-mêmes dans ce chemin.
Il existe des salons de beauté pour mensonges. On peut les revêtir de vêtements sacerdotaux, les dissimuler dans la fumée de l’encens, les accompagner de la musique impressionnante des orgues, et les envelopper d’affirmations théologiques anciennes ou nouvelles.
C’est ailleurs que l’on trouve la vérité.
Elle passe de l’état de salut total à l’état où, élevée dans les hauteurs célestes, Dieu se tourne vers vous plein d’amour et s’unit à vous en vous embrassant de son saint baiser.
Cela peut arriver au cours d’une splendide cérémonie religieuse, dans une simple petite chapelle, à la maison ou en prison. Mais c’est là le véritable objet de la religion, aimer Dieu, sans restriction, et ne jamais se reposer avant d’avoir été uni à lui pour toujours.
« Si les murs pouvaient parler » de Richard WURMBRAND - APOSTOLAT DES EDITIONS
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04.12.2009
MORNES GENEALOGIES (I)
Ces passages de la Bible, qui nous apparaissent comme d’ennuyeuses généalogies ou comme des énumérations de lieux au cours d’un voyage, ont en réalité une signification profonde.
Presque sans exception, les noms de villes et les noms propres hébraïques ont un sens particulier.
Il est donc possible de lire certains versets bibliques dans l’original, soit comme une simple énumération de noms, soit comme des phrases dont chaque parole est significative.
C’est ainsi, par exemple, que le Talmud babylonien en commentant Nombres 21, 18-20 :
« Du désert ils allèrent à Mattanah,
de Mattanah à Nahaliel,
de Nahaliel à Bamoth,
et de Bamoth à la vallée,
… »
s’exprime ainsi :
« Si vous devenez pareils au sable du désert que n’importe qui peut fouler, vous allez à Mattanah (en hébreu, don), c’est-à-dire que vous recevez le don de la Loi.
De là vous allez à Nahali-El (mon héritage est Dieu). Dieu devient votre héritage.
D’ici vous êtes allé à Bamoth (ce qui veut dire vers les hauteurs).
Mais, une fois arrivé là, si vous devenez fiers,
il vous faudra redescendre des sommets dans la vallée. »
Je me suis souvenu de ce passage du Talmud quand ils m’ordonnèrent de m’étendre par terre et qu’ils me marchèrent sur le corps. C’est là le chemin qui mène à Mattanah.
Bien des versets de la Bible prennent une signification nouvelle lorsqu’on les connaît sous leur forme originale.
Pasteurs et prêtres devraient bien être tenus d’étudier ces textes dans l’original.
Lorsque des peuples de nationalités différentes s’aident mutuellement, ils apprennent habituellement leurs langues réciproques (respectives). Pourquoi les enfants de Dieu, et en particulier ceux qui sont cultivés, n’apprennent-ils pas la langue originale de la Bible ?
Je fus très impressionné en lisant une fois, il y a bien des années, qu’un missionnaire était entré dans la boutique d’un chrétien chinois à un moment où il n’avait aucun client : ce Chinois était assis à son comptoir et étudiait le Nouveau Testament en grec.
Très étonné, il lui avait demandé comment il en était venu à apprendre le grec.
- Par respect pour la parole de Dieu, avait répondu le marchand.
« Si les murs pouvaient parler » de Richard WURMBRAND - 31 Témoignages – APOSTOLAT DES EDITIONS
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